Histoire des 24h vélos

De AGkiosk
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Le commencement

C’est en 1976 que les premiers 24h vélo virent le jour. Le CSE désirait redynamiser la semaine sportive avec une nouvelle activité phare. L’idée d’une course cycliste se déroulant pendant 24 heures dans Louvain-la-Neuve fut présentée à l’UCL. La première d’une longue série de courses vut le jour le 16 novembre à 14h avec 37 équipes, malgré une organisation de dernière minute et un soutien frileux de l’université. Cet événement quasi spontané provoqua un engouement tel que l’année suivante trois fois plus d’équipes s’inscrivirent, amenant la distance totale parcourue à dépasser la circonférence du globe terrestre, soit 50 900 km de parcourus ! Pris d'entrain, chaque année le circuit et l’événement dans son entier évoluait, grandissait. La catégorie des vélos folkloriques fut introduite en 1981 tandis que les vélos humanitaires roulèrent pour la première fois en 1990. Autre évolution notable : le concert du jeudi matin, entrepris par le CSE et l’AGL afin d’éveiller les endormis. Une tradition qui de par son succès, se perpétue depuis 13 ans.

Évènements Dramatiques

Les 24h ont aussi été marquées d’évènements plus dramatiques, sans atteindre le bilan tragiquement parodique de Nordpresse qui prétend 32 blessés et 3 morts en une seule édition… De nombreuses violences et dégradations noircirent l’image des 24 heures en 1984, compromettant l’édition de 1985, sauvée finalement grâce à la location de 20 talkie-walkie. Tous les bénéfices de l’édition suivante servirent à rembourser le seul talkie perdu, d’une valeur de plusieurs dizaines de milliers de francs. Malgré toutes les mesures mises en place, les problèmes de violence perpétrée par des personnes extérieures à l’événement continuèrent. L’UCL accepta le maintien des 24h à deux conditions : le désengorgement de l’axe Grand Rue–Place des Wallons et une limitation du volume sonore, qui portait jusque-là à 10km à la ronde. En 1992, c’est au tour de la ville de refuser les 24h suite à des plaintes de violences au couteau, toujours partant de personnes extérieures à l’évènement. L’AGL et d’autres nouveaux médiateurs urbains se battent et font fléchir l’avis la ville. Les 24 heures continuent leur chemin et se stabilisent jusqu’en 1997, lorsque le jeudi matin à 7h30, un étudiant fait une chute mortelle sur la voie publique en glissant du haut d’une rambarde de sécurité. La course et la remise de prix furent immédiatement annulées. Un nouveau deuil s’ajoute au bilan humain au mois d’octobre 1998. Un bleu chute mortellement de la dalle près du parking du Thomas More. Cette fois, c’en était trop pour l’UCL qui décréta les 24 heures vélo trop dangereuses à organiser. L’AGL, soucieuse de trouver un compromis, propose un accord à l’UCL : organiser une course de seulement 12h commençant plus tôt et ne se prolongeant pas la nuit. L’UCL est d’accord, les cercles et les régionales ne le sont pas, le CSE se retrouve presque seul pour organiser en deux semaines l’évènement, qui sera finalement annulé. Pour commémorer les 24h, ce ne sont pas moins de 280 étudiants qui se sont relayés sur des vélos d’appartement disposés sur la place de l’université. À quelques mètres de là, malgré l’annulation de la course, un étudiant tombe mortellement du premier étage d’un parking. Avec l’action « Vas-y Mollo » l’AGL et Univers Santé trouvent l’année suivante un autre compromis résolvant le problème d’alcool, sous le slogan : « Les 24h c’est bien, s’en souvenir c’est mieux ». Des bouteilles d’eau sont offertes, le prix des soft bien plus bas que ceux de l’alcool, dont la quantité est limitée. Consensus, les 24h pouvaient recommencer ! Au fil des années les 24 heures reprirent petit à petit de leur grandeur en franchissant tous les obstacles qui auraient pu leur nuire. Une grève des trains annoncées une semaine avant ? Pas de problème, des navettes sont mise en place dans l’urgence. La notoriété de l’évènement permit de sauver les 24 heures vélo, quelque soit le problème... Enfin c’est ce qu’on pensait jusqu'en 2016 où les 24 heures furent annulés

Différents articles de différents journaux étudiants parlant des 24h