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INAMI : Où en est-on ?

Des centaines d’étudiants en médecine et dentisterie risquent de ne pas recevoir un numéro INAMI cette année. Les représentants des étudiants ont pu rencontrer Maggie de Block, qui affirme que le cadastre de l’activité médicale doit encore être travaillé et “prendra du temps”.

Des extraits du futur cadastre démontrent pourtant que la pénurie de médecins généralistes va en s’aggravant.

La planification médicale instaurée par le numerus clausus en 1997 a déjà fermé l’accès à de nombreuses vocations et approfondi la pénurie. Les étudiants devront rester mobilisés pour débloquer l’accès aux INAMI et revoir le contingentement fédéral, une nécessité pour que nos soins de santé restent de qualité et accessibles à tous.


 

Le 3 octobre dernier, les doyens de médecine de l’ULg, l’ULB et l’UCL annonçaient que seuls 50 % des étudiants en médecine et 60% des étudiants en dentisterie recevraient un numéro INAMI cette année. Des milliers d’étudiants étaient partis en grève et descendus dans la rue pour dénoncer leur situation absurde : celle de ne pas pouvoir accéder à la fin de leur formation après 7 ans d’études, alors qu’une pénurie sévit actuellement partout en Belgique.

 

Les représentants des étudiants ont pu rencontrer Maggie de Block qui les a assurés de son engagement pour trouver une solution. Peu d’engagements concrets de la part de la ministre de la santé : le cadastre de l’activité médicale doit encore être travaillé et “prendra du temps”. Un résumé complet par Elias Boutaher (membre d’Action INAMI et de l’AGL) est disponible en cliquant ici.

 

Des extraits du cadastre de l’offre médicale circulent cependant depuis hier, ils mettent en avant de façon criante les prévisions d’aggravation drastique de la pénurie de médecins généralistes. D’ici 2037, à politique inchangée, le nombre de médecins généralistes exerçant effectivement devrait passer de 8460 équivalents temps-plein à 6063. Cette baisse de 28% de l’activité médicale pour les médecins généralistes aurait un impact énorme sur la qualité des soins de santé de première ligne, que l’on sait déjà mis à mal aujourd’hui : déjà à l’heure actuelle, dans plus d’une commune sur deux, on manque de généralistes. La pénurie se fait déjà ressentir aussi pour les médecins spécialistes puisqu’il faut désormais en moyenne plus de 30 jours avant de décrocher un rendez-vous chez un spécialiste.

 

La planification médicale instaurée par le numerus clausus en 1997 a déjà fermé l’accès à de nombreuses vocations. Le contingentement à la sortie, mal pensé, illogique et sans fondement scientifique, a créé et approfondi une pénurie de médecins qui met à mal notre système de soins de santé. Les étudiants devront rester mobilisés pour débloquer l’accès aux INAMI et revoir le contingentement fédéral, une nécessité pour rendre nos soins de santé de qualité et accessibles à tous.