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DHC 2013 - Discours des co-présidents AGL

Photos UCL © Damien Dumoulin

Ce lundi 4 février a eu lieu la cérémonie de remise des titres de docteurs honoris causa de notre université. A cette occasion les co-présidents de l'AGL, Corentin Lahouste et François Braghini, ont prononcé un discours dont voici quelques extraits et disponible en intégralité ici en pdf.

"Tout d'abord, alors que nous, étudiants, nous nous battons pour aller vers un enseignement toujours plus critique et réflexif, un enseignement qui fait pleinement participer l'étudiant, il nous parait naturel, dès lors, que, dans un même ordre d'idée, nous prônions une plus grande place pour l'Art et la Culture dans notre université. Car l'Art est émancipateur : il nous fait nous poser des questions à la fois sur nous-même, mais aussi sur les Autres et le monde qui nous entoure. En outre, il est un excellent moyen pour créer des passerelles entre différentes cultures, différents publics, et de cette manière, un excellent moyen pour tisser des liens, étant une expression particulière face à la réalité que nous partageons tous, à laquelle nous sommes tous confrontés : le monde dans sa pluralité, sa diversité, sa complexité. L'art permet ainsi de développer un rapport différent au monde et il apporte une vision originale et unique de la réalité. En tant que caisse de résonance de l'humain – de ses sentiments, de sa perception –, il ouvre à la créativité, à l'imagination, à l'écoute de soi, des autres et du monde."

" L'art permet d'apporter ainsi au monde ce qui lui manque souvent : l'imagination. En somme, il est la plus belle et la plus absolue des sciences : celle libérée de toute règle. Et puis, avant toute chose, il est une source de désir et de plaisir ! Et chaque artiste, dans sa démarche, nous invite simplement à le suivre, le faisant parfois juste « pour la beauté du geste », la seule qui compte vraiment, d'autant plus lorsqu'une grande œuvre, comme a pu le dire Yves Bonnefoy, est « bien moins la réussite d’une personne que l’occasion qu’elle donne à d’autres de recommencer la recherche ». Donc, Imaginez, Rêvez, Transmettez, ... sinon nous sommes perdus !"

Photos UCL © Damien Dumoulin

Marche en mémoire de Nicolas Robin

Marche en mémoire de Nicolas

Fortement touchés par le décès inopiné de Nicolas Robin, nous voulons montrer notre solidarité envers les proches et la famille. Aussi, nous organisons une marche silencieuse ce jeudi 21 février à 18h30, au départ de la Place des Sciences. Celle-ci est ouverte à tous et toutes, étudiants, membres du personnel, habitants, etc., que ce décès a ému.

Les 4 collectifs étudiants,
AGL-FEDE-GCL-ORGANE.

Ta création sur des milliers de gobelets réutilisables ?

Rien de plus simple ! Il te suffit de participer au concours du meilleur dessin pour les gobelets réutilisables des étudiants de Louvain-la-Neuve.

Ce que tu dois prendre en compte ?

Tout le monde les utilisera : cercles, régionales, kaps, AGL et tout un chacun pour ses différentes soirées ! Aussi, nous sommes à la recherche d’un dessin original (humoristique ou non) qui porte, rassemble, montre une « identité » néo-louvaniste.

Voici les quelques critères à respecter pour le « logo GR » :

1/ Être dans une dimension proche de 15,5 cm de long et 6,5 cm de large ;

2/ Reprendre les logos de l’AGL, du CAN, de la Fédé, du GCL et de l’Organe;

3/ Le dessin doit être monochrome ( = une seule couleur utilisée, pas de nuance possible donc) ;

4/ Si possible au format « ai » (adobe illustrator) ;

5/ Le logo doit-être envoyé à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour le /!\ 15 juin  /!\ à 23h59.

 

Le prix: 2 places pour Walibi! (en plus de la gloire de voir son dessin partout dans Louvain :-) )

Bonne chance et merci pour votre participation.

Épidémie d’oreillons dans les universités

Plusieurs cas d'oreillons ont été signalés au sein de l’UCL. Vu le caractère contagieux de cette infection, il est important que toute la Communauté universitaire soit informé et sache comment réagir.

Des cas d’étudiants de l’UCL affectés des oreillons ont été signalés à la Cellule d’inspection d’hygiène de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette infection touche également d’autres universités (ULg, ULB). Il s’agit bien d’une épidémie.

 

Symptômes et contagion

· Les symptômes habituels sont : la fièvre, le gonflement douloureux des glandes salivaires situées non loin des oreilles et des maux de tête.

· La transmission se fait de manière orale (salive).

· Cette maladie -causée par un virus appelée paramyxovirus- guérit sans séquelle, dans la plupart des cas. Rarement, une orchite (infection des testicules) ou une méningite peuvent compliquer le tableau.

 

Pourquoi plus chez les jeunes ?

Le mode de vie des adolescents et des jeunes adultes est plus à risque (contacts fréquents…). Par ailleurs, et contrairement aux jeunes enfants, ils ne sont souvent plus en ordre au niveau vaccination.

 

Que faire ?

1. Aller voir son médecin traitant.

2. La maladie doit être déclarée (soit par le médecin ou par le malade à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

3. Une éviction (rester chez soi et éviter durant 7 jours les contacts par les objets contaminés par votre salive) sera de mise jusqu’à la disparition des symptômes afin d’éviter que d’autres cas ne surviennent.

Qui contacter ?

Son médecin traitant ou l’équipe santé de l’UCL : 010 47 38 67.

Lettre ouverte au conseil rectoral

 

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Contexte :

Depuis 2008, l'UCL s'est dotée d'un système électif permettant à chaque membre (étudiant, scientifique, académique, et administratif et technique) de voter pour choisir son recteur. L'UCL a abondamment communiqué sur le sujet se présentant comme la première université de Communauté française à élire son recteur au « suffrage universel pondéré ». Tout le problème réside dans ce dernier mot (pondéré). Les académiques (les professeurs) voulant garder la mainmise sur le processus d'élection se sont réservés la plus grande part du poids électoral : ainsi leur voix compte pour 61 % du poids total. Les autres autres composantes de l'université (les scientifiques, le personnel administratif et technique et les étudiants), représentant 13 % chacune.

Quatre ans plus tard, le système aurait pu se démocratiser en allant vers une répartition plus équitable des poids électoraux. Il n'en est rien, la commission de révision du règlement électorale s’apprête à imposer aux étudiants (et aux autres corps) un taux de participation qui, s'il n'est pas atteint, ferait baisser (encore) leur poids électoral.

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Louvain-la-Neuve, le 18juin 2013

 

Chers membres du Conseil rectoral,

 

Comme vous vous en souvenez sûrement, en 2008, le choix des modalités concernant le système d'élection du recteur n'avait pas été facile. Du côté étudiant,nos attentes de départ avaient dû se confronter à la réalité des attentes d'autres acteurs, notamment du corps académique, nous obligeant ainsi à beaucoup de concessions. Citons ainsi la plus emblématique : les 20 % de participation qui servaient depuis 2003 d'étalon sur lequel s’alignait toujours le poids de la représentation étudiante avaient dû être abandonnés. Le compromis final ne nous a jamais paru équilibré. Mais comme tout compromis, il ne satisfait vraiment personne entièrement. Dès lors,il ne nous parait pas illogique de tenter de modifier certains éléments pour en améliorer la teneur finale.

 

Toutefois, cela ne peut se faire à sens unique, comme cela semble être le cas pour l'instant.Si le corps académique veut s'attaquer à ce qui lui semble être un privilège injuste des autres corps et des étudiants, à savoir l'absence de réel taux de participation minimum pour ceux-ci, alors nous entendons faire de même. En effet, le poids réservé aux académique dans cette élection continue à nous paraitre complètement disproportionné : 18 % des employés et 2,5 %de la totalité des membres de notre université détiennent 61 %du poids dans l'élection du recteur. Comment justifier un tel écart entre les académiques et les autres ? Comme le disaient Axel Gosseries et Hervé Pourtois, tous deux professeurs à l’UCL : « Arguer d’une plus grande compétence du premier constituerait au mieux un retour problématique à un suffrage capacitaire. Est-ce alors parce que les professeurs sont affectés bien plus longtemps par les décisions de l’université que leurs étudiants ? C’est oublier que les professeurs voteront bien plus longtemps que leurs étudiants »1.

 

Si le nouveau système avait été appliqué en 2009 au second tour, le poids accordé aux étudiants aurait été de 6,15 %. Trouvez-vous cela normal alors même qu'en valeur absolue nous étions le corps électoral ayant le plus voté ? En plus d'un système scandaleusement inégalitaire (le corps le moins nombreux se réserve 61 % du poids électoral), des modalités sont ajoutées pour renforcer encore ce déséquilibre intolérable.

 

À l'analyse, notre participation au sein de la commission de révision du règlement de l'élection du recteur est restée vaine, nos propositions de modification et d'amendement ainsi que notre première lettre sont restées sans réponse, et la version des règlements transmise au Conseil rectoral ne mentionne même pas les raisons du désaccord étudiant... et n'abordons même pas le timing de travail de cette commission dont les réunions se sont concentrés entre fin mai et début juin, soit certainement la moins bonne des périodes lorsque l'on veut associer les étudiants. Commission dans laquelle nous n'avions d'ailleurs qu'un seul représentant là où le corps académique en comptait trois. Dès lors, il nous semble que rien dans ce processus ne reflète une véritable envie de démocratie dans l'université. Le suffrage 'universel' semble être davantage un nouvel argument marketing de l'UCL. Car dans les faits, la voix et le vote étudiant ne servent strictement à rien :leur parole n'est pas écoutée, leurs voix sont diluées et contractées au minimum.

 

Ainsi, les mots écrits dans une carte blanche en 2008 par des chercheurs de l'UCL résonnent avec une étrange actualité : « ...il y va de la place de l’étudiant dans l’université :étudiants-consommateurs ou étudiants-citoyens ? Si des voix s’élèvent aujourd’hui dans le monde académique pour inciter les étudiants à être des « acteurs responsables » de leur formation, il faut, au-delà des discours, leur en donner les moyens. Réduire leur importance dans l’élection du recteur, c’est minorer leur rôle de citoyen. C’est revenir à une conception paternaliste assimilant l’étudiant à une sorte de mineur prolongé incapable de s’exprimer valablement sur les questions qui le concerne. C’est manquer de cohérence avec les belles déclarations que l’on nous sert régulièrement sur l’étudiant-acteur,l’étudiant-responsable »2.

 

Aussi nous demandons le retrait de ce nouveau système qui, pour nous, nuirait à la démocratie au sein de notre université, de même qu'une réelle attention à l'avis que nous émettons ici.

Cordialement,

 

François Braghini et Corentin Lahouste,

Co-présidents AGL.

 

1 Gosseries Axel et Pourtois Hervé, « Université démocratique : qui doit choisir un recteur ? », dans Le Soir du 27 février 2009, p. 14.

2 ISAAC Tanguy, PANIER Frédéric, PITSEYS John, PLANCHE Stéphanie, ROMAINVILLE Céline et SWARTENBROEKX Bernard, « Les étudiants de l’UCL ont légitimement voix au chapitre », dans Le Soir du 29 février 2008, p. 21.