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L'apéro du SYELLO

Solidarité avec le Chili

Réunis hier en Conseil, les membres de l'AGL ont souhaité publier et partager cette vidéo par solidarité avec leurs collègues chiliens.

Les étudiants s'insurgent!

A l'heure actuelle, plus de 1500 étudiants sont dans l'incertitude... Ils ne savent pas s'ils pourront terminer leurs études, ou s'ils pourront effectuer leurs stages. Des centaines de projets sont également à l'arrêt. Des dizaines d'universités du Sud se retrouvent sans aucune garantie de financement pour les projets en cours. Depuis le 11 mars dernier, le financement de la coopération universitaire au développement est menacé (plus d'inofs sur www.cud.be). L'ensemble des représentants étudiants (FEF, UNECOF, TaCC) s'oppose à cette situation et la dénonce. Pourriez-vous:
  1. Faire circuler la pétition et la vidéo le plus possible : objectif, créer un vrai buzz sur Facebook/Twitter/etc... => Pétition: http://11209.lapetition.be/. => Mini vidéo étudiante qui présente la problématique: http://www.youtube.com/watch?v=6BhlgQDOCGI Objectif : recueillir au moins 10 000 signatures d'ici la rencontre ministérielle qui aura lieu le 20 avril => Il nous manque 2000 signatures et il ne reste que 4 jours!
  2. Inviter les gens au rassemblement devant le cabinet du Ministre du budget, Olivier Chastel, à Bruxelles, près de l'arrêt de métro Botanique (adresse exacte et plan en bas de ce mail). Voici le lien vers l'évènement Facebook, merci de diffuser et d'inviter tous vos contacts svp:http://www.facebook.com/#!/events/429008763792679/ Il est important qu'un maximum de personnes soient là, et pas seulement des étudiants mais aussi des professeurs, des assistants, des membres des administrations etc... Essayez de cibler un maximum les personnes que vous savez concernées. Les médias seront normalement assez présents, et les articles sortiront dans les journaux le 20, jour où la décision ministérielle devrait tomber.
  3. Merci de diffuser ce mail "type" largement, en le modifiant si vous le souhaitez. (Il est également en pièce jointe en .doc). Demandez les autorisations pour pouvoir envoyer un mail à tous vos étudiants et à tous vos profs, membres du personnel etc... En vous assurant de bien contacter particulièrement les départements et les auditoires de sciences du développement.
Veuillez également l'envoyer à tous vos contacts issus des ONG, réseaux, associations Nord/Sud.
On compte sur vous! A jeudi

L’AGL témoigne son soutien aux étudiants du Québec.

Depuis 100 jours, les étudiants québécois sont en grève. Ils protestent contre la décision du gouvernement d’augmenter les frais d’inscription à l’université de près 75% sur les cinq prochaines années. Ces frais passeront de 2717$ à 3692$. Et depuis 100 jours, le gouvernement et son premier ministre John Charest restent sourds aux revendications. La ministre de l’éducation a démissionné, mais la décision ne souffre aucune remise en question.

 

Non content de camper sur ses positions, le 18 mai dernier, le gouvernement québécois a fait adopter par le parlement la loi 78, interdisant les rassemblements massifs. Les étudiants qui manifestent sont dès lors devenus illégaux. N'y a-t-il plus de place, dans le Québec du XXIe siècle, pour le dialogue entre toutes les parties?

 

L’AGL tient à témoigner son soutien aux étudiants québécois. L’AGL rappelle qu’en Belgique aussi, l’enseignement est sous financé à l’heure actuelle et appelle à un refinancement public du système éducatif. En aucune manière la hausse des frais d’inscriptions ne permet une accessibilité aux études à tous les étudiants. Une politique telle que celle menée au Québec implique inexorablement l’exclusion des étudiants issus de milieux plus modestes. L’AGL souligne que le Canada, tout comme la Belgique sont signataire du Pacte de New-York, qui prévoit que "l’enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés et notamment par l’instauration progressive de la gratuité."

 

En outre, l’AGL appelle au dialogue et condamne fermement la loi 78 et son usage. Une telle mesure est proprement inacceptable. Quelle image de la démocratie le gouvernement donne-t-il en interdisant aux individus de se rassembler afin d'exprimer leurs opinions à ceux qui les représentent ?

30 mai : Mobilisation en soutien aux étudiants québécois

Les étudiants belges francophones sont solidaires avec les étudiants du Québec. FEF, Unécof et TACC appellent ensemble les étudiants, à se rassembler le 30 mai, à 16h30, sur la place du Luxembourg, à Ixelles, pour joindre leur voix à celle des manifestants québécois, en soutien aux étudiants du Québec.

Depuis plus de 100 jours, les étudiants québécois protestent contre une hausse de 82% des frais d’inscription à l’université (+1770$), sur une période de 7 ans, imposée par leur gouvernement. Ce mouvement de contestation a pris de l’ampleur vendredi passé, avec la sortie d’une loi visant à restreindre la liberté d’association et le droit de manifestation pacifique. Cette « loi-matraque » est qualifiée  de « véritable manifeste contre les libertés fondamentales de tous les citoyens québécois » par la clinique juridique Juripop. Associations de professeurs, syndicats, parents, artistes, environnementalistes se joignent désormais aux étudiants pour demander le retrait de cette loi, dite aussi« Loi 78 ».


Cette situation ne laisse pas les étudiants belges francophones indifférents. La FEF, l’UNECOF et la TACC, les associations représentant les étudiants en Fédération Wallonie-Bruxelles, sont scandalisées par la réaction du Gouvernement Charest aux propositions constructives faites par les étudiants. Après la démission récente de la Ministre en charge de l’Education et vice-Première ministre, cette loi d’exception rajoute de l’huile sur le feu sans amener aucune solution au conflit. Cette situation vécue par les étudiants au Québec n’est pas un cas isolé. En réaction à la crise économique, les Etats sont nombreux à faire le choix d’augmenter les frais d’inscription dans l’enseignement supérieur. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à employer de lourds moyens de répression face à la colère étudiante.

Les étudiants de Belgique francophone comptent par là démontrer que les étudiants québécois ne sont pas seuls et que les libertés et les droits fondamentaux – qu’on parle de la liberté d’expression ou du droit à l’enseignement – ne pourront jamais être mis à mal par un gouvernement, quel qu’il soit.