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Mémorandum étudiant pour l'élection du recteur

L'UCL va bientôt élire son nouveau recteur. A cette occasion, les étudiants ont soumis à l'ensemble des candidats déclarés un mémorandum reprenant nos revendications, envies, rêves pour l'UCL de demain:

Chers candidats, l'un d'entre vous sera bientôt élu à la tête de notre Alma Mater. C'est un poste à haute responsabilité, mais aussi un poste qui permet plus que n'importe quel autre dans l'université de changer des choses et d’insuffler des dynamiques nouvelles. C'est avec cet esprit et ces envies que, nous en sommes sûrs, vous vous présentez et construisez votre projet pour le rectorat. Nous souhaitons ainsi apporter notre pierre à cette construction via ce modeste mémorandum.

 Le présent mémorandum ne se veut pas exhaustif de toutes les attentes étudiantes. Il s'attache surtout à baliser celles qui nous semblent les plus importantes ou les plus urgentes. Celles-ci sont regroupées en quatre axes qui balayent l’ensemble de la vie de l’université : l'enseignement, le social et culturel, la gouvernance et le développement durable.

 Certaines de ces priorités correspondent à des projets concrets tandis que d’autres s'attachent plutôt à définir des principes, des valeurs balisant la manière de gérer l’UCL. Cette dernière ne peut se contenter d’être une somme d’initiatives concomitantes, mais exige que sa gestion s'inscrive dans un projet global tant sur les plans de la gouvernance, que de l’enseignement, du développement durable et des enjeux sociaux.

Ce mémorandum vise avant tout à permettre aux candidats une prise en compte des attentes étudiantes. Et, au-delà des élections, nous veillerons à ce que les éventuels engagements pris à notre égard par le futur recteur lors de sa campagne soient tenus.

 Enfin, nous tenons à rappeler que le mode d'élection du recteur suivant les pondérations actuelles continue de nous sembler injuste. Selon nous, il est basé sur une discrimination entre membres de l'université qui ne se justifie aucunement dans de telles proportions. Ceci étant dit, l’AGL estime quand même nécessaire de s’impliquer dans les différentes étapes du processus électoral. C’est dans cette optique que ces quelques pages ont été rédigées. La suite en PDF

 

Lettre ouverte des étudiants à la ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve


Lettre ouverte des étudiants à la ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve

 

Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les Échevins,

            C'est avec grand étonnement que l'AGL (Assemblée générale des étudiants de Louvain) et le SYELLO (Syndicats des étudiants de Louvain) ont découvert ce jeudi 19 décembre la sortie de presse de la ville d'Ottignies-Louvain-la-Neuve au sujet des colocations étudiantes.

De ce que nous avons pu lire dans  la presse, la ville présente les colocations comme une « nuisance », tant sonore que visuelle. Or, rappelons que ce type d’habitat est avant tout une évolution de notre société. En effet,  ce mode de vie, adopté tant par les étudiants et les jeunes travailleurs que par les seniors, permet notamment à tous de profiter de la richesse d’une vie en communauté et de contrer la solitude. Nous ne pouvons d’ailleurs que nous étonner qu’une commune, dans laquelle Écolo fait partie de la majorité, agisse contre cette évolution qui nous semble pourtant positive.

Ne nous méprenons pas, si nous sommes en faveur des colocations,  nous dénonçons tout comme vous la transformation de maisons en divisions de kots dans des zones non-autorisées. Cependant, il nous semble que la période pour « expulser » les locataires est bien mal choisie lorsqu’on connait l’agenda étudiant. Cela aurait eu bien moins de conséquences pour les étudiants, d’entamer ces mêmes procédures en juillet ! Nous saluons d’ailleurs l’action de l’UCL qui a permis à certains étudiants d’être relogés dans son parc locatif. 

            Outre ce sujet des colocations,  nous sommes également interpellés et choqués par certains propos tenus dans un article publié sur votre site. En effet, écrire que « Le fait que des maisons unifamiliales se remplissent d’étudiants pose plusieurs problèmes : manque d’emplacements de parking, tapage nocturne, non entretien des jardins, dégradation des abords des habitations »  stigmatise et discrimine fortement les étudiants. Rappelons que rien ne permet d'affirmer que les étudiants prennent moins soin de leur logement et de leur environnement que les habitants. Généraliser à un groupe les agissements d’une minorité de celui-ci est une pratique dangereuse, qui ne fait qu’amplifier des stéréotypes et des préjugés trop facilement véhiculés. En faisant cela, vous envenimez le dialogue si fragile entre étudiants et habitants. Malheureusement, ce n’est pas la première fois que ce genre de propos est tenu. Vous nous aviez d’ailleurs assuré que vous ne feriez plus de tels constats sans fondements. Force est de constater qu'il n'en est rien et que ce sont toujours les étudiants qui paient le prix, d'une part, du simple fait d'être étudiant, et d'autre part, du manque de logement les poussant à accepter la première occasion qui s'offre à eux. Parce que, même si la pénurie se résorbe, rien encore ne permet d’affirmer qu’elle n’existe plus sur le site de Louvain-la-Neuve.

             Au-delà de la question des colocations, nous tenions à souligner que cette sortie dans la presse met également en avant un autre problème : celui du dialogue et de la relation 'étudiants-ville'. En effet, lors de la bipartite en novembre dernier, Monsieur le Bourgmestre, vous nous aviez affirmé qu'aucune expulsion de colocations n'avait été prévue, ni même portée à votre connaissance. Ensuite, en pentapartite, l'AGL, en collaboration avec le SYELLO, a invité la ville et l'Association des Habitants (AH) à la création d'un groupe de réflexion sur  la question des colocations. Mais cette demande n’a pas reçu d’échos auprès de vous puisque vos élus se sont rangés derrière le règlement communal qui mentionne l'illégalité de la transformation de maison unifamiliale en colocations. Outre ce manque d’intérêt quant au dialogue avec les étudiants, nous nous étonnons également du calendrier de cette sortie de presse. Quel était votre objectif et qu’aviez-vous à gagner à sortir en cette période ? En effet, plusieurs articles de presse nous apprennent que des visites ont eu lieu dès avril 2013 dans les colocations jugées illégales. Pourquoi donc attendre l'arrivée de l'hiver, l'arrivée du blocus et donc des examens pour prendre la décision de poser des scellés dans les colocations ? Pourquoi ne pas avoir les avoir posés lors des mois de non-occupation en juillet et août ? Pourquoi ne pas avoir voulu dialoguer avec nous sur ce sujet et ne pas nous avoir tenu au courant que vous vous occupiez de cette question ? 

            Enfin, Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les Échevins, cette situation nous amène à nous poser la question bien plus fondamentale de l’intérêt et de la fiabilité des organes de discussions tels que la bipartite et la pentapartite. A quoi servent ces réunions si des questions telles que les procédures d’expulsion de colocations étudiantes en sont évincées et si nous sommes tenus à l’écart des questions pour lesquelles nous avons vivement démontré notre intérêt et notre volonté de dialogue ? Trois ans à peine après la  marche silencieuse « OLLN pas sans nous », qui a regroupé plus de 800 étudiants qui dénonçaient le manque de dialogue entre les étudiants et la ville ; nous sommes au regret de constater que malgré vos promesses rien ne semble avoir changé.

 

Comme l'a dit Jean-Marie Petitclerc, « le plus difficile dans l'art du dialogue, ce n'est pas de parler, c'est d'apprendre à écouter ». 

 

Kevin Pirotte, Coprésident de l'AGL

Chloé Daelman, responsable f.f. du SYELLO

 

Unif à la carte : qu'en penser ?

Charlotte de Callatay, conseillère AGL et Ioana Petcu, vice-présidente enseignement de l'AGL ont été invité à écrire une chronique concernant le décret Marcourt, dans La Libre de ce lundi 2/12/2013.

Elles ont choisi de traiter de la flexibilité des études mise en place par ce décret. Voici leur opinion :

 Une opinion de Charlotte de Callataÿ et Ioana Petcu, conseillères à l'assemblée générale des étudiants de Louvain.

Dix ans après le décret Bologne, nos parents parlent encore de candidatures et de licences, alors que nous nous apprêtons à enterrer la notion d’année de baccalauréat… Ainsi l’a décidé le nouveau décret définissant le paysage de l’enseignement supérieur.

Parmi les changements qu’il apporte, se profile une flexibilisation drastique des programmes d’étude, une réforme importante pourtant passée presque inaperçue dans les débats qui ont surtout porté sur la refonte des structures. Dans les faits, les étudiants ne suivront plus un parcours traditionnel divisé en années d’études avec une même promotion.

Dorénavant, après une première année générale, liberté sera laissée à l’étudiant de construire lui-même son programme d’études. Il devra "simplement" tenir compte des prérequis et corequis nécessaires à chaque cours. Il s’agit respectivement des cours que les étudiants doivent avoir suivis au préalable ou de ceux qu’ils devront suivre en même temps que les cours concernés.

N’avons-nous pas atteint là le Saint-Graal pour l’étudiant : la possibilité de déterminer lui-même l’ensemble de ses cours en fonction de ses intérêts personnels et de ses compétences ? Il pourra choisir les cours dans lesquels il s’épanouira et ceux qui lui permettront de remédier à des difficultés personnelles. Il pourra, selon ses aspirations, se nourrir de philosophie politique ou d’histoire, et devenir un meilleur acteur de sa vie, un citoyen critique et réfléchi. Et il ne faut pas craindre un étalement des études, car l’étudiant tiendra à minimiser son temps d’études, sachant que cela coûtera à sa famille et à lui-même, sans parler de la collectivité.

Étudiants ou parents d’étudiants qui nous lisez, vous décelez certainement le mirage que recèle cette vision. Ainsi, comment ne pas songer aux secrétariats d’étudiants, déjà débordés, qui devront jongler avec autant de parcours particuliers ? Comment ne pas penser à la tentation pour nombre d’établissements de verrouiller les programmes actuels en faisant dépendre la plupart des cours de prérequis ou de corequis ? Comment ne pas envisager l’extrême inverse où l’étudiant libre de toute balise construirait un programme sans aucune cohérence interne, qu’elle soit scientifique ou pédagogique ?

Ces choix, si importants et précoces, nous questionnent. Parce que, si toutes ces libertés permettront sans doute à certains de se découvrir des passions et de s’épanouir dans le travail, elles creuseront immanquablement les écarts déjà existants entre les étudiants : entre ceux dont les parents exerceront les pressions nécessaires pour qu’ils s’améliorent dans certaines disciplines et les autres; entre ceux qui, par caractère, seront plus curieux d’apprendre et leurs compères moins ambitieux; entre ceux qui financeront sans trop de difficultés des études étalées et ceux qui en seront incapables.

De plus, nous craignons que l’étudiant en difficulté, en recherche d’un bon grade ou simplement un peu paresseux, ne se sente incité à ne s’inscrire qu’à des cours réputés "faciles" ou pour lesquels il a déjà acquis la plupart des compétences.

Nous nous interrogeons également sur l’avenir des cours d’ouverture, ces matières sans prérequis ni corequis qui n’offrent au premier abord qu’un avantage comparatif bien faible en termes de débouchés professionnels. Enfin, comment ne pas tabler, comme en Flandre, en Italie ou aux Pays-Bas, sur un allongement moyen de la durée des études et redouter son effet désastreux sur les étudiants économiquement plus faibles ?

L’université gagnerait à se pluraliser mais le prix est aujourd’hui trop élevé : un creusement certain des inégalités déjà criantes; la fin des ambiances de promotion; l’abandon d’un système d’années d’études structurant; des diplômes identiques sur le papier, mais si différents une fois leurs détenteurs parvenus au seuil du marché de l’emploi.

 


Opinion consultable en ligne: http://www.lalibre.be/debats/opinions/unif-a-la-carte-qu-en-penser-529c0ec53570b69ffde619b6

 

 

 

Remboursement des supports de cours

Gratuité des supports de cours


√ Tu es en 1er ou 2nd cycle (Bac, Master ou année passerelle)

 

√ Tu es boursier de la Communauté Française

 

Alors tes supports de cours obligatoires sont gratuits !

En effet, l’Université mets à ta disposition gratuitement les supports de cours obligatoires : c’est-à-dire tes syllabus et impressions de PowerPoint ou recueil de textes. Attention, tous les livres soumis à droits d’auteurs ne sont pas concernés par cette aide.

 

Comment obtenir cette aide ?

 

Cette aide fonctionne sur un système de remboursement. Tu devras donc payer tes supports de cours (disponibles à la DUC ou au SICI). Ensuite, tu peux te rendre sur le site internet du service aide[1] où tu trouveras le formulaire de demande d’aide. Celui-ci est également disponible dans les bureaux du service aide :

 

  • A LLN : Rue des Wallons 10
  • A Woluwé : Promenade de l’Alma 31
  • A Saint-Gilles : service des inscriptions, Rue Wafelaerts 47-51
  • A Mons : Bâtiment I, rez-de-chaussée
  • A Tournai : service des inscriptions

 

Rapporte-le/renvoi-le au bureau du service de ton site. Tu recevras alors un remboursement forfaitaire de tes supports de cours.

 

N’hésite pas à faire cette demande, tu y a droit, l’Université reçoit des subsides de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour cette aide en particulier, si tu ne le touches pas, l’argent sera donc perdu !

 


 

[1] Site du service aide de l’UCL : https://www.uclouvain.be/23977.html

L'apéro du SYELLO