Actualités

Conférence de Boaventura de Sousa Santos

 

Comment réinventer l'avenir ? Créer une société de demain qui soit ce qu'on attend d'elle ? Quels sont les contours d'un monde plus juste et durable ?

C'est avec enthousiasme que nous invitons Boaventura de Sousa Santos à l'UCL pour nous faire part de sa vision et de ses propositions pour un monde plus juste. Docteur de Yale, professeur à l'université du Wisconsin et à Coimbra, il est une figure de pointe des intellectuels engagés du XXIème siècle. Spécialiste du droit face à la globalisation, fin analyste des nouvelles formes d’inégalité ou de domination, accompagnateur des « alternatives » et des « émergences », il est un des fondateurs du Forum Social Mondial.

L'institut IACCHOS, l'AGL, le CESEC, le BDE ESPO et la NASA s'unissent pour vous présenter un cycle de conférence intitulé "Sociétés en changement/Changing Societies", dont le premier événement est la venue de Boaventura de Sousa Santos. Ce cycle de conférences entend permettre à de grandes figures intellectuelles, issues des sciences sociales, de transmettre aux étudiants leurs « visions et propositions pour un monde plus juste ». Il s'agit d'une rencontre avec ces grandes figures, dont l'objectif est un passage de témoin de leur savoir et de leur engagement à la jeunesse que nous composons. L’événement est donc d'importance, et unique à l'UCL. La prochaine invitée sera Saskia Sassen (Université de Columbia et London School of Economics) le 8 mai 2014.



Infos pratiques :
Où ? MONT 10
Quand ? Jeudi 24 avril
Quelle heure ? 10h35
Durée ? 2 heures
Langue ? Anglais
En savoir plus : https://www.uclouvain.be/466183.html

N'oubliez pas qu'il s'agit d'une opportunité unique de rencontrer cet intervenant de renommée internationale.

Nous proposons aux étudiant(e)s intéressé(e)s d'approfondir la thématique de participer à une réunion le mardi 22 avril de 12h45 à 15h, dont le but est de discuter de quelques textes (60 pages en tout) de Boaventura de Sousa Santos, et puis de confronter nos discussions à l'intervenant lors d'un moment plus convivial avec lui. Contactez nous : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Victoire pour l'AGL et les délégués, mobilisés ensemble pour défendre 4 étudiants en médecine.

Quand l'AGL et les délégués s'allient pour défendre des étudiants en médecine éjectés arbitrairement de leur programme.

Fin janvier en effet, 4 étudiants en médecine en quatrième année de master (donc en 7e année d’étude, excusez du peu) et inscrits dans la filière médecine générale se voyaient annoncer, de manière orale par un de leur professeur, qu’ils avaient raté leur pré-concours de sélection, et qu’ils étaient de facto désormais exclus de la filière médecine générale. Ainsi, ils durent quitter du jour au lendemain leurs stages respectifs, au grand désarroi de leurs maîtres de stage, bien marris de perdre ainsi de bons stagiaires. Or, le pré-concours en question avait été annoncé comme réussi par l’ensemble des étudiants de la filière. Etrange, donc. Quatre étudiants se retrouvaient, du jour au lendemain, sans possibilité d’accéder un jour à la profession de médecin généraliste, ce pour quoi ils avaient étudié pendant déjà 7 ans.

Mis au courant assez rapidement, les quatre valeureux délégués de la filière médecine générale se penchèrent sur la question et tentèrent d’élucider les nombreuses zones d’ombre de ce dossier. En plus d’une irrégularité flagrante vis-à-vis du règlement, ils mirent en lumière les circonstances douteuses de l’annonce aux quatre étudiants, et les commentaires plus que déplacés reçus par ceux-ci.

Avec l’aide de l’AGL appelée en renfort, les réunions se succédèrent, à éplucher les règlements d'études, les dispositions du droit administratif, les décrets ainsi que les comptes-rendus de l’annonce. Une première rencontre officielle eu lieu entre les quatre étudiants concernés, l’un des délégués, la co-présidente de l'AGL, le professeur mis en cause et le doyen de la faculté de médecine. Cette réunion failli tourner au pugilat, tant la tension était palpable… Mal à l’aise, refusant d'admettre l'illicéité de la situation  le doyen proposa quand même une solution intermédiaire qui permettait aux étudiants de repasser le concours et d’avoir ainsi peut-être accès à la médecine générale, mais en 3 ans plutôt que 2.

Incertains quant à la légalité de la solution proposée, et poussés par l’urgence de la situation puisque les quatre étudiants voyaient approcher dangereusement la date fatidique de changement de spécialisation, les délégués et l’AGL prirent rendez-vous avec le vice-recteur aux affaires étudiantes. Et là : surprise, soulagement, et victoire ! Celui-ci reconnu les défauts de la procédure et fit en sorte que les quatre étudiants malheureux puissent réintégrer directement la filière médecine générale, et reprendre leurs stages !

Comme quoi, il n’y a pas d’injustice que l’on ne puisse combattre.

Si tu t'interroges sur tes droits et tes devoirs en tant qu'étudiant ou sur la régularité de certains procédures, n'hésite pas à nous contacter à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., nous te renseignerons avec plaisir.           

 

 

 

Victoire pour l'AGL et les délégués, mobilisés ensemble pour défendre 4 étudiants en médecine.

Quand l'AGL et les délégués s'allient pour défendre des étudiants en médecine éjectés arbitrairement de leur programme.

Fin janvier en effet, 4 étudiants en médecine en quatrième année de master (donc en 7e année d’étude, excusez du peu) et inscrits dans la filière médecine générale se voyaient annoncer, de manière orale par un de leur professeur, qu’ils avaient raté leur pré-concours de sélection, et qu’ils étaient de facto désormais exclus de la filière médecine générale. Ainsi, ils durent quitter du jour au lendemain leurs stages respectifs, au grand désarroi de leurs maîtres de stage, bien marris de perdre ainsi de bons stagiaires. Or, le pré-concours en question avait été annoncé comme réussi par l’ensemble des étudiants de la filière. Etrange, donc. Quatre étudiants se retrouvaient, du jour au lendemain, sans possibilité d’accéder un jour à la profession de médecin généraliste, ce pour quoi ils avaient étudié pendant déjà 7 ans.

Mis au courant assez rapidement, les quatre valeureux délégués de la filière médecine générale se penchèrent sur la question et tentèrent d’élucider les nombreuses zones d’ombre de ce dossier. En plus d’une irrégularité flagrante vis-à-vis du règlement, ils mirent en lumière les circonstances douteuses de l’annonce aux quatre étudiants, et les commentaires plus que déplacés reçus par ceux-ci.

Avec l’aide de l’AGL appelée en renfort, les réunions se succédèrent, à éplucher les règlements d'études, les dispositions du droit administratif, les décrets ainsi que les comptes-rendus de l’annonce. Une première rencontre officielle eu lieu entre les quatre étudiants concernés, l’un des délégués, la co-présidente de l'AGL, le professeur mis en cause et le doyen de la faculté de médecine. Cette réunion failli tourner au pugilat, tant la tension était palpable… Mal à l’aise, refusant d'admettre l'illicéité de la situation  le doyen proposa quand même une solution intermédiaire qui permettait aux étudiants de repasser le concours et d’avoir ainsi peut-être accès à la médecine générale, mais en 3 ans plutôt que 2.

Incertains quant à la légalité de la solution proposée, et poussés par l’urgence de la situation puisque les quatre étudiants voyaient approcher dangereusement la date fatidique de changement de spécialisation, les délégués et l’AGL prirent rendez-vous avec le vice-recteur aux affaires étudiantes. Et là : surprise, soulagement, et victoire ! Celui-ci reconnu les défauts de la procédure et fit en sorte que les quatre étudiants malheureux puissent réintégrer directement la filière médecine générale, et reprendre leurs stages !

Comme quoi, il n’y a pas d’injustice que l’on ne puisse combattre.

Si tu t'interroges sur tes droits et tes devoirs en tant qu'étudiant ou sur la régularité de certains procédures, n'hésite pas à nous contacter à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., nous te renseignerons avec plaisir.

Pourquoi voter à l'élection du recteur ?

Tout simplement pour ne pas laisser les autres décider pour nous ! Ne laissons pas aux professeurs ou au personnel plus généralement, la mainmise sur une décision qui peut influencer notre vie quotidienne à l'UCL pour les prochaines années (recrutement des profs, orientation globale des cursus...). Le suffrage universel pondéré (que nous continuons à dénoncer dans sa forme actuelle) donne une certaine légitimité au vainqueur mais surtout, cela lui donne une responsabilité certaine : dans la mesure où toutes les composantes de l'université auront contribué à son élection, le prochain recteur devra prendre en compte chacune d'elle durant son mandat. Même si certains ont parfois du mal à l'admettre, lorsqu'on est étudiant, on est adulte et on est capable de réfléchir à la personnalité qui pilotera l'UCL durant cinq ans. Et le fait que nous n'y passions que quelques années n'est pas un argument : si les individus changent, les enjeux restent -comme dans n'importe quelle élection d'ailleurs- ! Ceci dit, c'est important que les étudiants s'informent et ne votent pas « au pif ». Et puis voter, c'est tout avant tout un acte citoyen ! Même s'il est minime, utilisons notre pouvoir d'action au maximum et montrons que nous ne sommes pas seulement à l'université pour ingurgiter de la matière !"

 Par Ysaline Geels

Vers une ouverture des programmes en économie ?

Vous vous en souvenez, en 2008, juste avant que n'éclate la crise, minoritaires étaient les économistes qui la voyaient venir. Pourtant celle-ci a bien eu lieu : une faille des sciences économiques ? C'est ce que pensent beaucoup. Notamment les étudiants en économie eux-mêmes.

En 2011, dans la foulée d'Occupy WallStreet, les étudiants en économie à Harvard décidaient de boycotter un cours de Gregory Mankiw, pour s'opposer à la vision uniquement néo-classique de l'économie que celui-ci transmettait (il est l'auteur du livre d'économie politique le plus utilisé dans les cours universitaires à travers le monde). Par après, c'est à Manchester que les étudiants en économie se faisaient entendre : soutenu par de nombreux académiques ils souhaitaient dénoncer l'inadéquation des théories enseignées avec la réalité. Dans les deux cas l'objectif des étudiants était d'introduire une vision plus critique dans le cours, ainsi que souligner la diversité des approches possibles en sciences-économiques. Le mouvement de mécontentement des étudiants en économie s'est par après propagé un peu partout dans le monde.

Quand est-il à l'UCL ? Ici aussi des étudiants en économie se sont élevés contre l'approche trop univoque de l'économie dans leurs programmes. Un premier mémorandum a été réalisé il y a deux ans par plusieurs d'entre eux pour commencer le débat avec l'école d'économie. Leur volonté serait une réforme de grande ampleur du programme ainsi qu'une diversification du personnel enseignant au niveau des approches épistémologiques privilégiés par chacun d'entre eux, mais conscient qu'il est impossible d'obtenir tout dès le début ils y vont pas à pas. Ainsi, le projet avance, et une vingtaines de délégués étudiants sont en train de négocier pour que soit inclus dans le programme de BAC un cours critique sur les sciences économiques.

Louise Lambert étudiante en ECON21 explique : "Pour le moment, la théorie néo-classique est enseignée de la première à la cinquième sans laisser une fenêtre pour ses critiques ou ses alternatives (hormis dans quelques rares options). L’introduction d’un cours critique dans le tronc commun est selon moi une très grande avancée car il montre la volonté de ne pas considérer le paradigme économique actuel comme l’unique réponse, la seule explication de l’économie, ce qui a été mon ressenti lors de mon Bac.  Au vu des multiples crises actuelles qui montrent entre autre la fragilité de notre économie et des défis que nous devrons relever, il me semble primordial de former des économistes et citoyens éveillés. Cela ne peut se faire sans passer par un enseignement critique qui explique les différentes théories économiques, leurs forces et leur faiblesses. Vous en conviendrez, un étudiant qui n’a qu’un seul modèle en tête (reposant sur des hypothèses discutables), n’aura d’autres choix que d’appliquer ce modèle."

Dans cet esprit, l'AGL a donc choisi, lors de son conseil de décembre, de soutenir la proposition des délégués et du BDE. Ceci notamment pour renforcer leur pouvoir de négociation. Nous leur souhaitons bonne chance pour la suite !