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Anticipations pour les BAC1 bisseurs : victoire de l’AGL et de la FEF

Suite à l'arrivée du nouveau décret Marcourt, l'UCL et les autres établissements ont été contraints de refuser aux BAC1 bisseurs la possibilité de demander des anticipations.
En cause, une interprétation très restrictive de l’article 100 du nouveau décret paysage, formulée par les commissaires délégués du gouvernement.
L’AGL a contesté cette interprétation anti-pédagogique, et qui ne prend pas en compte les nécessités de la transition entre les deux régimes d’organisation des études de cette année. Si on avait du appliquer cette règle, un étudiant n’ayant que deux ou trois cours à repasser cette année n’aurait pu en prendre aucun autre en plus. Une année aussi peu chargée, ce sont de plus grandes chances de décrocher et se décourager par manque d’encadrement !

Via la Fédération des étudiants francophones, un communiqué de presse a été lancé, et les étudiants ont fait pression sur le cabinet. Quelques jours après, une lettre du ministre tombait dans la boite aux lettres des établissements : les étudiants ont gagné, ils pourront demander à anticiper.

 

Voici les règles édictées par cette lettre  :

Pour les étudiants ayant réussi au moins 45 crédits : les étudiants peuvent anticiper des cours de la suite du premier cycle.

Pour les étudiants ayant réussi entre 30 et 45 crédits, les étudiants peuvent :

  • compléter leur cursus avec des activités de remédiation qui seront intégrées au programme d'études si l'étudiant y participe effectivement
  • demander au jury d'anticiper des cours sous forme de "cours isolés", pour lesquels l'étudiant ne devrait pas payer de frais supplémentaires. Le responsable de programme devra donc valider toute demande d'anticipation.

Pour les étudiants ayant réussi moins de 30 crédits : les étudiants ne peuvent ni anticiper ni s'inscrire à des cours isolés.

Les demandes d'anticipations se font auprès du responsable de votre année d'études. Dans certaines facultés, des formulaires spécifiques sont disponibles au secrétariat. De façon générale, adressez-vous à vos conseillers aux études pour connaître les démarches particulières et les personnes responsables.

 

L'Assemblée Générale des étudiants de Louvain sera attentive à ce que l'UCL permette bien les demandes d’anticipations. Nous resterons aussi vigilants face aux autres problèmes et enjeux apportés par la mise en application du décret Marcourt (frais d’inscription pour un étudiant en étalement, possibilité d’échelonner le paiement du minerval, politique des jurys dans l’attribution des crédits…) ; autant que face aux projets futurs du Ministre, récemment reconduit dans ses fonctions (dégel du minerval et hausse du coût des études, coût du logement, généralisation de tests d’entrée…).

Ces sujets t’intéressent ? Tu aimerais en savoir plus, et pourquoi pas aider? Contacte nous à cette adresse : agregoire[at]aglouvain.be

 

 

> En 2012 déjà, les étudiants se mobilisaient contre les problèmes engendrés par le projet de décret Marcourt. Le décret final contient encore de nombreux problèmes, même si la pression étudiante a permis d’améliorer déjà la situation.

Alle Samen - Tous ensemble contre la hausse des frais de scolarité

Ce jeudi 02/10, plus de 3000 étudiants flamands défilaient dans les rues de Bruxelles pour s'opposer à l'augmentation de leur minerval. Parmis eux, 200 étudiants francophones dont des étudiants de l'UCL venus marquer leur soutien. Des deux cotés de la frontière linguistique, alors que le coût des études reste un véritable problème, les projets de Geert Bourgeois (en Flandre) et de Jean-Claude Marcourt (en Communauté française) d'augmenter le minerval sont innacceptables.

 

En Communauté française, le minerval s'élève à 835€ et n'a plus augmenté depuis 2010. En effet, à partir de 2008, les étudiants sont descendus dans la rue à l’appel de la FEF et des conseils étudiants pour revendiquer une diminution du coût des études et l’application du pacte de New York. La principale revendication des étudiants demande que la Belgique respecte les engagements internationaux qu’elle a pris en 1983 en ratifiant le pacte de New York dont l’article 13 stipule que "L'enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité [...] notamment par l'instauration progressive de la gratuité". Le 28 avril 2009, plus de 5000 étudiants défilent dans les rues de Bruxelles pour réclamer du monde politique des actes courageux pour réduire les coûts directs et indirects des études.

 

D’après l’UCL, une année d’étude pour un étudiant kotteur coûte aujourd’hui près de 9000 €. Cette barrière empêche encore trop souvent des jeunes de s’inscrire dans l’enseignement supérieur et en oblige d’autres à travailler pour payer leurs études, ce qui a pour conséquence directe de diminuer leurs chances de réussite.

 

En se mobilisant, les étudiants réussissent à faire de leur revendication une priorité politique. La réduction du coût des études est inscrite comme un objectif dans la déclaration de politique communautaire. Le gouvernement promet de s’y atteler durant la législature.

 

En 2010, les étudiants maintiennent la pression sur Jean-Claude Marcourt, devenu ministre de l’enseignement supérieur. Des milliers d’étudiants défilent à plusieurs reprises dans les rues de la capitale pour que le Ministre traduise les intentions en actes. Le décret Wendy, du nom de cette étudiante imaginaire qui a du mal à payer ses études, est voté en juillet 2010. Bien qu’il ne soit pas parfait, ce décret constitue une avancée dans la démocratisation de l’enseignement supérieur.

 

Il instaure :

- Le gel du minerval pour tous

- La gratuité du minerval et des syllabus pour les étudiants boursiers

- La mise en ligne des supports de cours pour tous

 

Alors qu’aujourd’hui ce décret n’est appliqué que de manière partielle (à l’UCL, les boursiers ne reçoivent que 40 € par quadri pour leur syllabus alors qu’ils devraient être intégralement remboursés), le ministre Marcourt s’attaque aux acquis étudiants et souhaite remettre en question le gel du minerval. En effet, celui-ci ne figure pas dans la déclaration de politique communautaire. Marcourt communique en sens contraire en affirmant que le minerval n’augmentera pas après 2015. Mais tant qu’il n’aura pas acté de façon définitive le gel dans un décret, les frais d’inscription ne pourront qu’aller à la hausse.

Pire, sans gel du minerval, la tentation sera grande pour les partis politiques de tenter de financer l’enseignement en allant chercher dans la poche des étudiants. C’est ce qui est en train de se passer en Flandre, où le minerval n’est pas gelé. Les projets du gouvernement Geert Bourgeois (N-VA) sont d’augmenter les frais d’inscription de 600 à 1200 €, ce qui compromet l’accès aux études de milliers de jeunes Flamands ! Des étudiants de l’UCL était présents ce jeudi à la manifestation organisée par les étudiants flamands, pour les soutenir dans leur combat pour un enseignement accessible à tous.

Les étudiants de l'UCL contre l'augmentation du minerval en Flandre

(version française ci-dessous)

 

Studenten van de UCL tegen de verhoging van het inschrijvingsgeld in Vlaanderen

 

De Vlaamse regering heeft sinds een tijdje laten weten dat er komende jaren fors zal worden bezuinigd op het vlak van het onderwijs. De Vlaamse student zal daar het eerste slachtoffer van zijn, met een verhoging van het inschrijvingsgeld van 600€ tot mogelijk 1100€ per jaar. Dit vinden wij totaal onaanvaardbaar: het onderwijs is immers dé plek bij uitstek waar kritische burgers kunnen worden gevormd die een vernieuwende blik kunnen werpen op de hedendaagse maatschappij. Vandaag al is het hoger onderwijs in België niet met gelijke kansen toegankelijk; het inschrijvingsgeld verhogen zou de toegang tot een hogere opleiding nog meer beperken tot een bepaalde elite. Om die reden staat de studentenvereniging van de UCL, de AGL (Assemblée Générale des Étudiants de Louvain), achter de VVS (Vlaamse Vereniging van Studenten) en iedere Vlaamse burger die tegen een steeds duurder wordend hoger onderwijs strijdt. We blijven pleiten voor een democratisch onderwijs, waartoe iedereen die wil toegang kan krijgen!

 

 

Les étudiants de l'UCL contre l'augmentation du minerval en Flandre 

 

Le gouvernement flamand a annoncé des coupes budgétaires dans l'enseignement. Et il veut faire payer l'addition aux étudiants flamands, en proposant que le minerval passe d'environ 600€ à plus de 1100€ par année. Cette augmentation est inacceptable: l'enseignement, fondamental comme supérieur, est un lieu privilégié pour former des citoyens critiques. Sans éducation, pas de société démocratique en bonne santé! Et avec des études encore plus chères qu'aujourd'hui,  on restreint l'enseignement à une élite. Si l'enseignement supérieur belge est déjà fortement inégalitaire, augmenter le minerval ne va que renforcer la tendance. C'est pourquoi les étudiants de l'UCL, par la voix de l'Assemblée Générale des étudiants de Louvain (AGL), sont solidaires avec la Vlaamse Vereniging van Studenten (VVS) et avec tous les étudiants flamands qui s'opposent à l’augmentation du minerval. Face à la hausse des frais d’inscriptions, c'est le combat en faveur d’une réduction du coût des études qu'il faut poursuivre, pour un enseignement accessible à tous.

 

 

Judith Butler : Sociétés en changements et propositions pour un monde plus juste

Comment réinventer l'avenir ? Créer une société de demain qui soit ce qu'on attend d'elle ? Quels sont les contours d'un monde plus juste et durable ?

C'est avec enthousiasme que nous invitons Judith Butler à l'UCL pour nous faire part de sa vision et de ses propositions pour un monde plus juste. Auteur d’un ouvrage qui marqua durablement les études sur le féminisme et les sexualités (Gender Trouble, Routledge, 1990), cherchant à renouveler les figures du pouvoir, de la norme et de la subjectivité, défendant la construction de sociétés attentives aux minorités, Judith Butler est l’une des principales voix de la scène intellectuelle outre-atlantique. Professeur à l’Université de Berkeley, elle se consacre depuis plusieurs années à l’analyse critique de la violence et à l’éthique de la non-violence.

L'institut IACCHOS, l'Assemblée Générale des étudiants de Louvain (AGL), le CESEC, le BDE ESPO et la Nouvelle Association des Sociologues et Anthropologues de LLN (NASA) s'unissent pour vous présenter un cycle de conférence intitulé "Sociétés en changement/Changing Societies", dont le deuxième événement est la venue de Judith Butler (le premier étant la venue de Saskia Sassen). Ce cycle de conférences entend permettre à de grandes figures intellectuelles, issues des sciences sociales, de transmettre aux étudiants leurs « visions et propositions pour un monde plus juste ». Il s'agit d'une rencontre avec ces grandes figures, dont l'objectif est un passage de témoin de leur savoir et de leur engagement à la jeunesse que nous composons. L’événement est donc d'importance, et unique à l'UCL.


Infos pratiques :
Où ? STUD11
Quand ? Lundi 29 septembre
Quelle heure ? 19h30
Durée ? 2 heures
Langue ? Anglais

Ne ratez pas une opportunité unique de rencontrer cette intervenante de renommée internationale.

Pour toute demande d'information supplémentaire, contactez-nous : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.uvain.be ou rendez-vous au lien suivant : http://www.uclouvain.be/473770.html

Est-ce que le Décret Marcourt est d'application ?

Est-ce que le décret Marcourt est déjà d’application durant cette année académique 2013-2014 ?

Est-ce que la réussite de l'année avec une moyenne de 10/20 est déjà d’actualité ?

 

 

Dans cette capsule de quelques minutes, Vincent Wertz, en sa qualité de prorecteur à l'enseignement et la formation, y est interviewé et rappelle aux étudiants les règles en vigueur pour la session de juin et de septembre 2014.

Cette vidéo est disponible sur la page NOÉ 'Messages aux étudiants' (http://www.uclouvain.be/465270.html) ainsi que sur YouTube (https://www.youtube.com/watch?v=wABHN_pt4BY&feature=youtu.be).