Actualités

Un quadri à l'AGL en chiffres et en projets

2 campagnes

La première sur l'accessibilité à l'enseignement supérieur. Le constat est implacable : l'université n'est toujours pas accessible à tous les jeunes qui ont l'envie et la motivation d'entreprendre des études. L'AGL a donc mobilisé les étudiants afin de débloquer l'accès à l'enseignement et faire respecter les acquis du décret Wendy. La campagne a été marquée par un rassemblement le 13 octobre et un cortège funèbre le 17 novembre à l'occasion de la journée mondiale des étudiants. La campagne, menée en collaboration avec la Fédération des étudiants francophones a permis de mettre la question de l'accessibilité au premier plan médiatique et politique.

La seconde sur l'esprit critique et citoyen au sein des cursus. Si l’accessibilité au savoir est un enjeu de société, le contenu des cours en est également un. A l'heure où nos sociétés connaissent une multiplicité de crises, il est indispensable que les étudiants disposent des outils leur permettant de comprendre et d'agir sur le monde. Un test évaluant les connaissances citoyennes des étudiants de première année a été réalisé et plus de 1200 signatures ont été récoltées pour le manifeste réclamant un enseignement critique et émancipateur.

3 Conférences et plusieurs séances d'info

En collaborations avec nos partenaires du Cesec, du kot citoyen, du BDE espo, et de la NASA, l'AGL a participé à l'organisation de plusieurs conférences : « Que faire avec mon argent ? » et « Accord de gouvernement, à prendre ou à laisser ? ». Le 29 septembre nous avons également eu le plaisir d’accueillir la philosophe Judith Butler dans le cadre du cycle de conférences « société en changement » organisé en collaboration avec l'institut de recherche IACCOS.

L'AGL a également organisé une rencontre citoyenne sur la question des sans-papiers, une séance d'information sur les droits et devoirs en examen, une autre séance a été organisée sur les changements qu'apporte le décret Marcourt. Un festival des Commissions s'est également déroulé afin de présenter tous les projets qu'elles mettent en place.Et bien sur, l'AGL a siégé dans les multiples organes de l'UCL où elle était invitée.

Des victoires

Anticipations : Le décret paysage ne permettait plus aux bisseurs de première bac qui avaient réussi moins de 27 crédits d'anticiper des cours de l'année supérieure. Une action rapide des représentants étudiants a permis de faire revenir le ministre Marcourt à la raison.

Fontaines à eau : Lors du CA de novembre, la proposition portée par la délégation étudiante d'augmenter le nombre de fontaine à eau dans les halls d'auditoires a été acceptée.

Salubrité des logements : Grâce à l'action des étudiants, 45 000 € ont été débloqués pour lutter contre l'insalubrité dans les logements.

Mobilité : L'AGL a réagi lors de la mise en place du nouveau plan de transport de la SNCB. Suite à cette démarche, la SNCB a décidé de rajouter un train supplémentaire sur la ligne Arlon – Bruxelles le dimanche ! Il y aura donc un train de plus pour rejoindre LLN pour les étudiants de la province du Luxembourg.

Plus de locaux en blocus : c'est toujours le même problème. En blocus et en examen, les bibliothèques sont bondées. Cette année, l'AGL s'est particulièrement mobilisée pour augmenter le nombre de locaux ouverts : Cette année 28 locaux sont ouverts pour accueillir les étudiants

160 Recours traités

Deux jours de grèves et une manif pour les INAMI

Le 03 octobre, les doyens des facultés de médecine annonçaient que seul 50 % des médecins et 60 % des dentistes n'obtiendront pas de numéro au terme de leur cursus. L'AGL a soutenu financièrement, politiquement et sensationnellement les étudiants de médecine afin de leur permettre d'obtenir un numéro INAMI pour tous.

Un bal FOLK

Sur la place des voisins à l'occasion des 24h vélo

4 Conseils et une AG

L'organe souverain de l'AGL où siège tous les représentants étudiants élus au niveau de l'université. L'occasion pour le comité de faire son rapport, de voter des positions, de débattre de l'actualité de l'enseignement. L'AGL a également organisé une AG suite à l'accord de gouvernement fédéral.

14 réunions du Comité de l'AGL (durée moyenne 6 heures :-) )

157 descentes d'auditoires Et 24 stands

et... 534 tasses de cafés (Parce que la vie est toujours plus chouette avec une grande tasse de chaud café !)

C'est également l'occasion pour nous de remercier tous nos partenaires : les cercles, les kaps, les régionales et leurs représentants, la FEF, Action INAMI, l'UCL (sauf pour les coupes dans le budget social), la ville, et tous ceux avec qui nous avons travaillé !

Envie de nous rejoindre au deuxième quadri ? N'hésites pas à nous contacter en nous Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. !

NUMÉROS INAMI : Première victoire étudiante, le combat continue !

L'annonce faite par les doyens des facultés complètes de médecine le 3 octobre a fait l'effet d'un coup de tonnerre dans les auditoires. Seul un étudiant sur deux en dernière année de médecine et de dentisterie obtiendrait un numéro INAMI, l'indispensable sésame pour exercer la médecine curative. Sept années d'études pour rien, le résultat d'une politique de planification médicale menée à vue de nez au détriment des étudiants, des patients et de l'accès aux soins de santé.


Dès l'annonce de cette décision injuste, les étudiants se sont mobilisés pour obtenir ce à quoi ils avaient légitimement droit. En répondant à l'appel de la rue, ils ont réussi à mettre la question des numéros INAMI à l'avant plan médiatique et à l'agenda politique. Le 8 octobre, c'est plus de 5 000 étudiants qui défilent dans les rues de la capitale. Face à la faiblesse des réactions, le mouvement prend de l'ampleur. Le vendredi 24 octobre, réunis lors d'une AG, les étudiants de dernière année de l'UCL décident de rentrer en grève le lundi suivant. Ils seront suivis le vendredi 30 octobre par l'ensemble de la faculté de médecine et dentisterie de l'UCL ainsi que par les étudiants de dernière année de l'ULg et de l'ULB. Lors de ces journées, les étudiants envahissent les rues de la capitale, sensibilisent la population à l'absurdité de la situation : alors que la Belgique connait une pénurie de médecins, des quotas fixés à l'aveugle les empêchent d'exercer la profession à laquelle ils se préparent depuis 7 ans. Le soutien de la population est total. En quelques jours, c'est plus de 30 000 pétitions qui sont récoltées par les étudiants de l'UCL. Les actions ne se déroulent pas seulement sur les campus, les étudiants en stage mènent des actions dans les hôpitaux et sensibilisent les patients. D'autres actions sont mises en place pour maintenir la pression. Le 20 novembre, un mur de syllabus, représentant les efforts fournis par les étudiants, accueille les doyens lors de leur rencontre avec Maggie de Block. Début décembre, une action carte postale est lancée afin de maintenir la pression durant les fêtes.

Si aujourd'hui, chaque étudiant en cours de cursus est assuré d'obtenir un INAMI au terme de ses études, c'est en grande partie grâce à ces actions qui ont mis en avant la situation absurde et dramatique dans laquelle se trouvaient les étudiants de médecine. Si celle-ci ont pu connaitre le succès qu’on a pu constater, c'est grâce à un important travail de préparation d'étudiants et d'organisations qui ont accepté de se mettre au service de tous. Ces jours de lutte ont constitué une formidable aventure humaine qui marquera durablement les étudiants qui y ont pris part.

La fin de la prise en otage des étudiants en médecine ne doit pas nous faire oublier qu'il reste de nombreux débat à mener et qu'il appartient aux étudiants à les mettre à l'ordre du jour.

La mobilisation des étudiants a donc partiellement payé. Mais la solution promue par les politiques va-t-elle résoudre le problème? Malheureusement non.

Premièrement, l’accord trouvé entre Maggie de Block et Jean-Claude Marcourt ne donne aucune solution pour le financement des places de stage. En fin de MA4, les étudiants accèdent à leur spécialité et débutent leurs années de stage. Mais dans un contexte de sous-financement structurel, il est de plus en plus difficile d’assurer l’ouverture de places de stage pour tous les étudiants. La crainte est encore plus forte pour la double cohorte prévue en 2017-2018 : cette année, le nombre de numéros INAMI sera doublé, il faut donc trouver un financement pour assurer le double de places de stage. L’accord ne prévoit rien en ce sens.

L’accord trouvé (la permission pour les Doyens d’aller chercher dans la prochaine planification de quotas INAMI 2020-2028 les numéros nécessaires pour garantir à tout étudiant actuellement en cours de cursus l’obtention d’un numéro INAMI – le fameux «lissage négatif» – ; en échange d’une sélection drastique à l’entrée qui reste à déterminer) ne fournit ensuite pas de réponse structurelle à la planification et l’organisation des soins de santé, il ne fait en réalité que déporter le problème de quelques années. C’est le débat de la planification des études de médecine qui risque d’être refermé, alors que le contingentement actuel a déjà montré ses limites.

  • Un premier élément est que la limitation d’accès aux numéros INAMI durant les études, décidée en 1997, se basait sur l’argument que «l’offre crée la demande», c’est-à-dire qu’on estimerait que l’augmentation du nombre de médecins en activité augmenterait les dépenses en soins de santé. Cette hypothèse n’a jamais pu être prouvée scientifiquement ! On limite donc actuellement l’accès aux spécialisations et au métier, sans avoir aucune certitude des bienfaits de cette mesure pour la population. Au contraire : en 1997, notre système de soins de santé (à ce moment là non contingenté) était un des moins chers d’Europe…
  • Un second élément est que cette limitation à l’accès à la spécialisation (à la suite de l’enseignement) est décidée par le fédéral. Or, l’enseignement est une compétence communautaire. La Cour constitutionnelle n’a jamais eu à se poser la question de savoir si l’exercice par le fédéral d’une compétence communautaire ne violait pas la répartition des pouvoirs dans notre État fédéral…
  • Un troisième élément est que cette situation ne règle toujours pas le problème d’inégalité et de discrimination entre étudiants dans une université belge et médecins formés à l’étranger. Ces derniers reçoivent un numéro INAMI au moment de leur installation sur le marché du travail, c’est une formalité administrative pour eux, alors que pour nous, c’est une limitation basée sur des quotas. Cette discrimination resterait dans la solution prônée.
  • Un quatrième élément est que la planification centralisée (décidée au niveau fédéral, et pas répartie par zone géographique) ainsi organisée ne permet pas de réguler les disparités de pénurie locales, particulièrement pour les médecins généralistes. Le système actuellement en place ne permettra pas d’éviter que les régions les moins fournies en généralistes voient leur situation s’améliorer rapidement.
  • Un cinquième problème est que la limitation d’accès qui va être mise en place dès le début des études va demander qu’on planifie le nombre de quotas très longtemps à l’avance. Pour la médecine générale par exemple, on devra évaluer à l’avance quel sera l’état des besoins de la Belgique en médecins généralistes dans 9 ans. Or, les évolutions des besoins de la population sont très peu prévisibles à moyen terme :  les évolutions dans les technologies médicales, les évolutions plus larges dans la pratique médicale, les épidémies et les maladies nouvelles liées notamment à la dégradation de l'environnement et à l'augmentation du stress, la féminisation, les réductions de temps de prestation… sont des facteurs qu’on ne sait pas prévoir précisément à aussi long terme. Planifier aussi tôt à l’avance les besoins de la population, c’est jouer avec la santé de la population !


En dehors de ces éléments factuels, se pose un problème éthique, essentiellement dû à notre enseignement secondaire, le deuxième le plus inégalitaire de l’OCDE. La limitation à l’entrée de l’accès à la médecine pose problème à la fois socialement (de nombreux étudiants se verront barrer l’accès aux études de médecine simplement parce qu’issus de milieux défavorisés, ils n’ont pas bénéficié du capital social ou d’une assez bonne formation secondaire), et en plus, elle n’est pas prédictive (parmi eux, de nombreux étudiants auraient été capables de les réussir ; et les tests à l’entrée ne permettent pas de distinguer les qualités de futur bon médecin puisqu’ils seront nécessairement basés sur les compétences acquises par le passé).

Pourtant, d’autres solutions avaient été proposées. On peut citer notamment les prises de position du GBO, du MODES, de Santhea, des FMM et de la FEF proposant une planification alternative de l’offre médicale, organisée après la fin des études et des spécialisations et au moment de l’installation du praticien sur son lieu de travail. Malheureusement, aucun acteur politique parmi ceux formant les différentes majorités n’a actuellement daigné s’y attarder.

On l’a vu, la solution ouverte ici fournit enfin une solution à la prise d’otage des dernière années. Mais elle est aussi le signe d’un grand échec politique, celui de n’avoir pas pu sortir chacun de ses sensibilités propres et des réflexes corporatistes. La solution proposée est un abandon devant la force des lobbys de médecins, dont les intérêts convergent pour l’instant avec ceux de certains responsables académiques, que le sous-financement chronique de notre enseignement étrangle.

Dans le contexte actuel, il était urgent avant tout de trouver une porte de sortie. Nous ne pouvons qu’espérer que la fin de la prise d’otages sera avant tout la porte ouverte à un réel débat sur l’organisation des études de médecine et de l’offre médicale. Nos étudiants en ont besoin, leurs futurs patients encore plus.

Accord du gouvernement fédéral : retour de l'assemblée générale

Réunis lors d’une Assemblée générale convoquée par les représentants étudiants de l’AGL, les étudiants de l’UCL présents ont débattu de l’accord du gouvernement fédéral. Lors de sa réunion du 4 novembre, le Conseil, l’organe souverain de l’AGL, s’était engagé à l’unanimité à respecter les décisions prises lors cette AG.

Les étudiants présents ont décidé de réclamer :

  • Un refinancement des Communautés afin de permettre un refinancement de l’enseignement à la hauteur de ses besoins

De 2002 à 2012, le financement de l’enseignement supérieur par tête d’étudiant a chuté de 16% du fait d’un système de financement à enveloppe fermée et du sous-financement des Communautés. En découlent une diminution des possibilités d’encadrement des établissements et un enseignement dont la qualité et l’accessibilité baissent chaque année.
Lors de la dernière réforme de l’État, les Communautés ont reçu la compétence des allocations familiales, mais pas l’ensemble des moyens financiers qui vont avec. Elles sont encore plus exsangues…
L’accord gouvernemental ne prévoit pas de refinancement des Communautés.

  • Un numéro INAMI pour tous les étudiants en médecine

Alors que la pénurie est désormais objectivée par des chiffres, et qu'on annonce qu'elle va aller en s'aggravant de plus en plus, on refuse aux étudiants de pouvoir obtenir un numéro INAMI, sésame leur permettant de se spécialiser et exercer plus tard la médecine curative.
A moins de 15 jours de la date-butoir lors de laquelle ils doivent définitivement choisir leur spécialité, les étudiants de dernière année en médecine doivent préparer leur "mammouth", méga-examen reprenant la matière de leurs 4 années de master, dans une situation d'incertitude la plus totale, ayant en plus appris cette semaine une nouvelle modification de leur procédure de sélection. Et la tension n'est pas moins grande en dentisterie...
Les négociateurs savaient qu’une solution au problème devait être trouvée et que la N-VA était le parti le plus radical en la matière, mais n’ont rien inscrit dans l’accord de gouvernement.

  • Une intensification de la lutte contre la fraude et l’évitement fiscal ainsi qu’une véritable progressivité dans l’impôt des entreprises ; la diminution des charges sur les PME

La Belgique a un problème fiscal : la répartition de la source des moyens finançant nos services publics est inégale et repose très fortement sur le travail. Des mécanismes d’évitement fiscal sont prévus par notre législation qui permettent aux plus grandes entreprises de ne payer aucun impôt (tandis que les plus petites contribuent fortement) ; et la fraude fiscale est très élevée chez nous selon de nombreuses estimations.
L’accord gouvernemental ne prévoit pas de grosses corrections de ces problèmes, qui pourraient pourtant refinancer notre État et donc éviter les coupes austéritaires qu’on connaît aujourd’hui.

  • Une politique de développement durable ambitieuse

Les défis environnementaux qui nous attendent sont de taille, et l’Etat fédéral peut fortement y contribuer. Les mesures que le nouveau gouvernement prône notamment en matière nucléaire ou de transport public (voir ci-dessous) ne semblent pas y répondre.

  • Des emplois de qualité pour les jeunes, en opposition à l’idée de flexibilisation des jobs étudiants

L’accord gouvernemental parle de flexibiliser les jobs étudiants pour les rendre plus souples. Les possibilités de précarisation vont augmenter du fait de la diminution des règles de protection.
Il faut au contraire pouvoir garantir que les emplois pour les jeunes soient de qualité et permettent une bonne sécurité du travail.

 

Ils s’opposent également à :

  • la suppression de la politique scientifique fédérale

Le service public Belspo sera supprimé ; les pôles d’attraction interuniversitaires, programmes de collaboration interuniversitaires d’excellence et souvent bicommunautaires, définancés. De nombreux programmes de recherche seraient impactés également à l’UCL
La science ne connaît pas de frontières linguistiques et le financement de programmes de recherche à l’échelle nationale est un enjeu scientifique crucial.

  • la prolongation des centrales nucléaires

Pour assurer l’approvisionnement énergétique de notre pays, les deux plus vieilles centrales nucléaires (Doel 1 et Doel 2) verraient leur activité prolongée de 10 ans renouvelables.
Des événements assez récents ont montré le danger potentiel du recours massif au nucléaire et la possibilité de nos états de s’en désengager progressivement (l’Allemagne l’a fait). C’est dans ce sens que nous estimons que la politique énergétique devrait aller.

  • la facilitation des procédures pour l’extraction du gaz de schiste

Le gouvernement se propose de diversifier les sources d’approvisionnement en énergie et de faciliter les procédures d’utilisation d’énergie alternative. Parmi ces énergies «alternatives» se trouve le gaz de schiste, une source qu’il faut extraire avec des méthodes particulièrement polluantes.

  • la réduction du financement des services publics et plus particulièrement les transports publics et la culture

Pour atteindre un équilibre budgétaire, le gouvernement va définancer drastiquement de nombreux services publics. La SNCB perdrait 2,1 milliards d’euros (suppression de lignes, impacts sur les Go-pass…), des institutions culturelles fédérales seraient impactées, le budget de la santé serait diminué de 3 milliards…
Les pouvoirs publics rendent des services à la population, qu’il faut savoir financer mais qui sont essentiels pour notre bien-être et le bon développement de notre société.

  • l’augmentation du départ de l’âge à la retraite

L’âge maximal de départ à la retraite passerait progressivement de 65 à 67 ans pour financer les pensions.
Ça aurait un impact sur les jeunes (diminution du nombre d’emplois disponibles, ceux-ci étant gardés plus longtemps par des travailleurs âgés), mais aussi en termes sanitaires.
En Belgique, l’espérance de vie en bonne santé est de 65 ans en moyenne. Des personnes malades devraient donc travailler plus longtemps.

  • la limitation des allocations d’insertion pour les jeunes de plus de 25 ans

L'accord gouvernemental fédéral prévoit de passer de 30 à 25 ans l'âge maximum auquel on peut avoir droit à une allocation d'insertion, un revenu de remplacement prévu pour favoriser l’accès au premier travail des jeunes.
Vu qu’il faut un an de "stage d'attente" avant de pouvoir percevoir une allocation d'insertion, et qu’un jeune qui n'a pas pris de retard dans ses études les finit aux alentours de 22-23 ans pour le supérieur de type long ; des jeunes ayant connu des problèmes de parcours ou s'étant réorientés, ayant ainsi retardé la fin de leurs études d'au moins un an, démarreront leur stage d'attente à 24 ans et le termineront à 25. Ils se retrouveront donc sans aucune ressource de remplacement dans le cas où l'état du marché du travail ne leur aurait pas permis de trouver un emploi dans l'année.

 

L’AGL respectera sa parole et soutiendra ces positions. Comme demandé par les étudiants présents, elle participera aux actions du 8 et du 15 décembre. Des actions de sensibilisation seront entreprises afin d’informer les étudiants de l’UCL. L'AGL est fière d'avoir organisé une assemblée générale et de mettre en place des modes de décision participatifs, qui permettent l'implication du plus grand nombre.

Mobilisations dans le cadre journée internationale de l'étudiant

Ce lundi 17 novembre, dans toutes les villes de Belgique et de nombreux pays du monde entier, les étudiants se mobilisent pour un enseignement de qualité pour tous ! À l'UCL, nous aussi.


Pourquoi donc ?

Le ministre MARCOURT a annoncé à plusieurs reprises sa volonté de ne pas reconduire le gel du minerval, et veut même l'augmenter. Il souhaite également mettre un test d'auto-sélection à l'entrée de toutes les filières ainsi que couper dans les budgets alloués à l'enseignement supérieur. Et il ne propose pas de refinancement véritable de l'enseignement ou de budget pour résorber la pénurie de logement.

En Flandre, la situation est tout aussi critique puisque la ministre compte augmenter le minerval de 600 €. La FEF et la VVS se mobilisent donc contre ces projets.
L'AGL les rejointe et déplore le fait que Jean-Claude Martcourt enterre l'accessibilité de l'enseignement plutôt que l'améliorer. Nous allons donc défiler en mode "enterrement" dans les rues de LLN, ainsi que participer aux actions organisée à Mons et à Bruxelles.

Plutôt que le programme austère du ministre, revendiquons :

  • Le gel du minerval jusqu'en 2025
  • Le refus des tests d'auto-sélection à l'entrée
  • Le financement de la gratuité des supports de cours pour les boursiers

L'UCL aussi doit agir :

  • Il y a toujours une pénurie de logement, nous avons besoin de construire davantage de logements UCL, pour forcer l'amélioration de leur salubrité et la diminution de leur coût
  • Pour diminuer le coût d'une année d'étude, il est important que les livres de cours (bien chers) soient transformés en syllabus.

Débloquons l'accès à l'enseignement ! Ce 17 novembre, journée internationale des étudiants, faisons entendre notre voix dans tout le pays!

Infos pratiques :

Louvain-la-Neuve :
Rendez vous dès 12h45 Place Montesquieu (départ du cortège à 13h00)
Ramène tes plus beaux habits d'enterrement !
[Évènement facebook]

Mons :
Rendez vous à 12h au parking de la HE Condorcet
[Évènement facebook]

Bruxelles (Wolu et St-Gilles) :
Rendez-vous 14h30 Place Stéphanie

INAMI : Où en est-on ?

Des centaines d’étudiants en médecine et dentisterie risquent de ne pas recevoir un numéro INAMI cette année. Les représentants des étudiants ont pu rencontrer Maggie de Block, qui affirme que le cadastre de l’activité médicale doit encore être travaillé et “prendra du temps”.

Des extraits du futur cadastre démontrent pourtant que la pénurie de médecins généralistes va en s’aggravant.

La planification médicale instaurée par le numerus clausus en 1997 a déjà fermé l’accès à de nombreuses vocations et approfondi la pénurie. Les étudiants devront rester mobilisés pour débloquer l’accès aux INAMI et revoir le contingentement fédéral, une nécessité pour que nos soins de santé restent de qualité et accessibles à tous.


 

Le 3 octobre dernier, les doyens de médecine de l’ULg, l’ULB et l’UCL annonçaient que seuls 50 % des étudiants en médecine et 60% des étudiants en dentisterie recevraient un numéro INAMI cette année. Des milliers d’étudiants étaient partis en grève et descendus dans la rue pour dénoncer leur situation absurde : celle de ne pas pouvoir accéder à la fin de leur formation après 7 ans d’études, alors qu’une pénurie sévit actuellement partout en Belgique.

 

Les représentants des étudiants ont pu rencontrer Maggie de Block qui les a assurés de son engagement pour trouver une solution. Peu d’engagements concrets de la part de la ministre de la santé : le cadastre de l’activité médicale doit encore être travaillé et “prendra du temps”. Un résumé complet par Elias Boutaher (membre d’Action INAMI et de l’AGL) est disponible en cliquant ici.

 

Des extraits du cadastre de l’offre médicale circulent cependant depuis hier, ils mettent en avant de façon criante les prévisions d’aggravation drastique de la pénurie de médecins généralistes. D’ici 2037, à politique inchangée, le nombre de médecins généralistes exerçant effectivement devrait passer de 8460 équivalents temps-plein à 6063. Cette baisse de 28% de l’activité médicale pour les médecins généralistes aurait un impact énorme sur la qualité des soins de santé de première ligne, que l’on sait déjà mis à mal aujourd’hui : déjà à l’heure actuelle, dans plus d’une commune sur deux, on manque de généralistes. La pénurie se fait déjà ressentir aussi pour les médecins spécialistes puisqu’il faut désormais en moyenne plus de 30 jours avant de décrocher un rendez-vous chez un spécialiste.

 

La planification médicale instaurée par le numerus clausus en 1997 a déjà fermé l’accès à de nombreuses vocations. Le contingentement à la sortie, mal pensé, illogique et sans fondement scientifique, a créé et approfondi une pénurie de médecins qui met à mal notre système de soins de santé. Les étudiants devront rester mobilisés pour débloquer l’accès aux INAMI et revoir le contingentement fédéral, une nécessité pour rendre nos soins de santé de qualité et accessibles à tous.