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Midi Du Développement Durable sur la souveraineté alimentaire

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Ce lundi 4 mai, une vingtaine d'étudiants ont assisté à un midi du développement durable (Midi DD) et ont ainsi pu discuter avec Olivier de Schutter sur la question de la souveraineté alimentaire.

Mais un midi DD, qu'est-ce que c'est ?

Organisés par la commission transition écologique AGL, ce sont des moments de rencontre entre les étudiants et de jeunes chercheurs sur des thématiques variées autour du développement durable. Cette année en plus de jeunes chercheurs, nous avons pu inviter des acteurs de la société civile, ainsi que des professeurs, afin d'élargir le panel de points de vue !

Quelques uns des intervenants avec qui nous avons pu discuter cette année :

  • Benjamin Ramos : militant pour sur l'agriculture durable et écologique, l'autonomisation et les droits des paysans, luttant contre la répression des mouvements sociaux,...
  • Hélène Capocci : pour son travail sur la Ceinture Aliment-Terre Liégeoise; un projet qui a pour ambition d'opérer une relocalisation de la production alimentaire à l'échelle de la province de Liège.
  • Yan Verhoeven et Florence Kroff : sur les problématiques de l’accaparement des terres et de la concentration foncière en Belgique.
  • David Méndez Yépez et Olivier Vermeulen : du CNCD-11.11.11 (coupole de plus de 90 ONG, syndicats et associations engagées dans la solidarité internationale en Belgique) pour évoquer les enjeux Nord-Sud liés au sommet climatique des Nations Unies à Paris.

Vous avez envie d'en organiser ? Rendez-vous en réunion de commission transition écologique !
Vous avez juste envie d'y assister ? Likez la page facebook de l'AGL et restez attentifs !

Cours Méta en macroéconomie politique

Ce lundi 4 mai 2015, plus de 40 étudiants ont participé à un cours Méta en macroéconomie politique (ESPO). Pour rappel, un cours méta est une séance donnée par un intervenant extérieur, dans le but d'apporter un autre regard sur la matière couverte par le cours. Bref, susciter une prise de recul chez les étudiants !

Les étudiants on pu entendre Isabelle Cassiers, économiste au FNRS et professeur à l'UCL, partager ses réflexions sur le thème de la prospérité : "Pourquoi redéfinir la prospérité ?" et "Comment redéfinir la prospérité ?". Bref, un bol d'air frais dans le programme.

L'important à savoir, c'est que les cours Méta et les cours Métis peuvent être organisés par les étudiants dans l'importe quel cours ! Toi, lecteur, peut donc en proposer un. Si tel est le cas, toutes les infos sont ici. N'hésite pas à nous contacter Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour poser tes questions :-)

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Coupes budgétaires : assemblée générale le 27 avril

Vous l'avez peut-être appris par la presse, le gouvernement de la Communauté française a décidé de couper dans son budget plus de 150 millions d'euros. Selon nos informations, l'enseignement supérieur ne serait pas épargné par cette cure d'austérité.

La situation est particulièrement critique : en 15 ans, le financement par étudiant·e universitaire a baissé de 16 %. Alors que le ministre de l'enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt avait promis de refinancer progressivement l'enseignement supérieur à partir de 2016, c'est tout le contraire qui semble se dessiner.

Cette diminution budgétaire, si elle se confirme, aura des conséquences sur chacun de nous et sur l'ensemble des secteurs de l'université qu'il s'agisse de l'aide à la réussite, des salles didactiques, des budgets sociaux, du financement des places de stage, du nombre de professeur·e·s et d'assistant·e·s,... Le sous-financement de l'enseignement menace sa qualité, son accessibilité et ses missions de service public.

Par le passé, les étudiant·e·s ont pu peser de manière significative sur les budgets alloués à l'enseignement supérieur. Aujourd'hui, la gravité de la situation nécessite que nous nous informions, que nous nous positionnions afin de décider d'éventuelles actions. C'est pourquoi des assemblées générales se réuniront afin de permettre à tou·te·s les étudiant·e·s de participer à la prise de décision :

L'importance de l'enjeu doit nous pousser à nous rendre massivement à ces espaces d'expression et de délibération démocratique.

Le comité de l'AGL espère vous y voir nombreux et nombreuses !

Sciences économiques : formation ou formatage ?

Les sciences économiques reçoivent aujourd'hui un certain nombre de critiques venant du monde académique mais aussi citoyen. Sont-elles suffisamment ouvertes ? Sont-elles politiquement neutres (si cela est possible) ? la science est-elle déconnectée de la réalité ? La RTBF titrait récemment que la crise économique se fait sentir jusque dans les auditoires et effectivement, cela fait débat parmi les étudiants et les professeurs.

Mais ces critiques sont-elles fondées ? Si oui, faut-il apporter des changements aux sciences économiques afin d'introduire plus de pluralisme ? Si non, quelles sont les choses à changer afin d'améliorer l'enseignement, la science et la pratique ?

Nous avons donc l'honneur de vous inviter pour entendre un panel de trois professeurs et un étudiant interagir sur la question. Les intervenants sont :

  • François Maniquet, professeur d'économie à l'UCL (CORE)
  • Paul Jorion, anthropologue et professeur d'économie à la VUB
  • Florence Degravre, professeure d'économie à l'UCL (FOPES)
  • Bastien Castiaux, étudiant en économie

Le débat est organisé par l'Assemblée Générale des étudiants de Louvain (AGL), le Bureau Des Etudiants en ESPO (BDE), le Cercle des Etudiants en Sciences Economiques, politiques et sociales (CESEC) et l'Initiative Louvaniste pour un Pluralisme en Economie (ILPE).

Infos pratiques :

Louvain-la-Neuve
Auditoire MONT10 (à confirmer)
18h30
Les infos en continu sur cette conférence sont disponibles via l'événement facebook.

L'AGL rejoint le mouvement "Tout autre chose"

« Tout Autre Chose » est un mouvement citoyen qui est né en décembre 2014, il est le pendant francophone de « Hart Boven Hard » en Flandre. Le but de ce mouvement est de remettre en question les politiques d’austérité mises en place actuellement par la plupart des gouvernements européens et l’idée qu’il n’y aurait pas d’alternative à ces mesures. Tout Autre Chose se veut être un mouvement citoyen démocratique et participatif, l’idée est de rassembler tous les membres de la société civile (aussi bien le monde culturel, syndical et associatif que des citoyens interpellés) afin d’initier une réflexion commune sur les alternatives existantes et les actions de solidarité possibles.

C’est un mouvement politique mais bien a-partisan, sa logique de fonctionnement est horizontale et l’idée est de donner des outils pour permettre au citoyen de se réapproprier certaines questions politiques. Tout Autre Chose s’est doté de 12 balises qui constituent les valeurs communes au mouvement et de 10 horizons qui constituent les objectifs du mouvement.

Tout Autre Chose a été rejoint par de nombreux citoyens (plus de 10 000) et associations (dont la FEF qui inscrit sa campagne « Un tout Autre Enseignement » au cœur de cette dynamique). Les visions développées par Tout autre chose rejoignent celles votées par le Conseil AGL dans sa note «un refinancement public pour un enseignement démocratique et émancipateur». Des combats menés sont parallèles aux nôtres, puisqu’ils veulent remettre en question l’austérité comme horizon (les coupes budgétaires dans l’enseignement découlent de l’austérité qui l’étrangle), donner la possibilité aux citoyen-e-s d’être acteur-trice-s de la délibération publique et du changement politique (l’objet de l’AGL est aussi de susciter l’engagement, et celui de l’UCL de former des CRACS, citoyen-ne-s responsables, actif-ve-s, critiques et solidaires).

Biens communs par et pour tous

Peu à peu, la recherche du profit a envahi toutes les sphères de nos vies, jusqu’à instrumentaliser la nature et l’être humain… L’économie devrait être la gestion de notre environnement et des ressources au profit de notre bien-être commun. Repensons les bases de notre système économique pour permettre de considérer des richesses telles que la recherche, l’enseignement, la santé, la culture ou le sport comme des biens communs, des investissements à préserver, en vue de l’émancipation de toutes et tous.

Nous souhaitons entamer la lutte contre le tout-au-profit qui ronge nos sociétés et donner la priorité à une économie réelle, sociale, ancrée dans les communautés humaines, ouverte aux solidarités et à la coopération.

Justice fiscale

Travailleurs avec ou sans emplois, indépendants, entreprises, familles… Toutes et tous, nous devrions contribuer au bien-être collectif à travers les impôts, les taxes et les cotisations sociales. Comment se fait-il qu’une poignée d’entreprises ne participent pas à cet effort commun alors qu’elles bénéficient abondamment des services de l’État ? On estime l’évasion fiscale des 1000 plus grandes entreprises présentes en Belgique à 13 milliards d’euros ! Comment expliquer aux plus faibles d’entre nous qui voient leurs allocations rognées qu’on ne réclame aucun effort aux plus riches ?

Nous souhaitons la justice fiscale, qui passe par une lutte efficace contre l’évasion fiscale, une harmonisation européenne, un juste partage des efforts entre capital et travail et une incitation à des comportements plus respectueux de la planète.

Une place pour chaque génération

La cohésion d’une société se mesure à sa capacité à donner une place à chacun et chacun, quel que soit son âge. Cessons de considérer jeunes et vieux comme des coûts et investissons dans leur bien-être ! Faisons de l’accès de tous les enfants et les jeunes à l’enseignement, à la culture et au sport l’une de nos priorités. Garantissons un accueil de qualité pour les tout-petits. Les aînés ont une place dans notre société sur base d’autre chose que de leur force de travail. A l’heure où le partage du temps de travail est une nécessité, l’allongement des carrières à 67 ans est non seulement un leurre, mais aussi contre-productif.

Nous souhaitons réinvestir dans Tout Autre Chose : la rencontre, la culture, le contact humain… tout ce qui fait de nos vies une richesse plutôt qu’un coût.

Solidarité contre la pauvreté

Comment accepter que dans un pays aussi riche que la Belgique, une personne sur sept vive en situation de risque de pauvreté, voire une personne sur trois parmi les parents seuls avec enfants, dont la majorité sont des femmes ? Que la pauvreté des enfants ait doublé ces dernières années ? Comment concevoir que 1% de la population possède le quart de nos richesses? Les inégalités ne sont pas une fatalité. Et la recherche a montré combien elles coûtent cher : santé, insécurité, chômage sont autant de domaines qui coûtent plus cher dans les pays les plus inégalitaires. Eradiquer la pauvreté n’est pas la responsabilité des pauvres mais de toute la société. Cela aura bien sûr un coût, qu’on estime à 1,5 milliards d’euros. Ce coût ne représente pourtant que le quart des 6 milliards d’euros que nous payons chaque année en déduction d’intérêts notionnels. Des mesures existent, qui passent par l’augmentation des minima sociaux et la limitation des hauts revenus.

Nous souhaitons faire de l’éradication de la pauvreté une vraie priorité politique !

Un travail digne

Au cours des 50 dernières années, notre productivité a explosé. Si le nombre total d’heures de travail a diminué en Europe, ce travail est de plus en plus mal réparti. D’un côté, des travailleurs de plus en plus mis sous pression, des heures supplémentaires à n’en plus finir et, maladie de notre temps, la multiplication des burn-out, avec toutes les conséquences économiques, sociales et personnelles qui s’ensuivent. De l’autre, des temps partiels imposés et des chômeurs de longue durée, qui ne parviennent pas à s’insérer sur le marché du travail et doivent affronter la stigmatisation permanente. Et, pour les femmes, une infériorisation qui se maintient dans la durée : 43% de temps partiels et un écart salarial moyen de 15%. Face à ces défis, on voudrait nous faire croire que la chasse aux chômeurs est la solution la plus efficace. Mais depuis quand poursuivre les chômeurs crée-t-il des emplois ? Assurer un emploi digne à chacun et, dans le même temps, lui permettre d’exercer ses responsabilités familiales, de se consacrer à ses loisirs et de participer à la vie citoyenne ne représente pas qu’un coût. Une fois de plus, c’est un investissement dans le bien-être qui permettra de diminuer les dépenses de notre sécurité sociale !

Nous souhaitons repenser collectivement le temps de travail.

Un cadre de vie épanouissant

Plus que jamais, nos villes et nos villages se bigarrent. Des gens issus des quatre coins du monde habitent aujourd’hui en Belgique, quelle richesse ! Mais quelles chances ont-ils de se rencontrer ? Entre voiture, télévision et vastes centres commerciaux impersonnels, quels villes et villages construisons-nous aujourd’hui ? Nos villes sont désormais pensées pour attirer touristes et investisseurs plutôt que pour garantir le bien-être de leurs habitants ! Il nous faut réinventer les cadres de vie, pour garantir la transition écologique et énergétique. Pour permettre la rencontre. Pour garantir l’accès de toutes et tous aux services publics, aux commerces, à la nature… Pour donner accès à un logement digne à toutes et tous. Nous, citoyens, devons reprendre notre droit à la ville en nous réappropriant l’espace public. Tout autre chose est possible !

Valorisons notre diversité !

Notre société est constituée d’un ensemble de nationalités, de langues, de religions et de personnes d’origines diverses. Pourtant, chacun est soi-même tout en étant pareil aux autres. Chacun, chacune est le produit de son histoire, de ses origines, de son statut d’homme ou de femme, de son orientation sexuelle… Chacun de nous a de multiples identités, et tous ensembles, nous avons la chance d’être super-divers !

Nous souhaitons une société sans xénophobie ni racisme, une société avec des droits égaux, quelles que soient l’origine, la couleur de peau, la religion ou l’affinité sexuelle, une société super-diverse où l’égalité est assurée mais les différences sont reconnues, où la distinction entre eux et nous n’aurait plus sa place.

Eco c’est logique !

C’est une évidence et pourtant nous faisons comme si de rien n’était : nous avons dépassé les limites de notre planète… Face à cela, nous entendons nos dirigeants à tous les niveaux de pouvoirs nous répondre que la priorité, c’est de relancer l’économie pour créer de l’emploi, et qu’on s’occupera ensuite de l’environnement. Et si c’était justement ce modèle économique, le problème ? Osons engager la transition écologique et sociale! Le profit des entreprises ne gagnerait-il pas à servir des finalités de service à la collectivité et aux citoyens ? À améliorer la vie de tous, à offrir plus d’emploi de qualité ? Changeons nos façons de produire et de consommer ! Favorisons les alternatives économiques. Des alternatives économiques existent déjà, coopératives citoyennes, associations… nous ambitionnons de les multiplier et d’assurer leur développement. Luttons réellement contre les monopoles de quelques grandes entreprises, en particulier dans le domaine de l’énergie ! Des dizaines de milliers d’emplois peuvent être créés rapidement rien que dans les domaines de la rénovation énergétique, des réseaux électriques intelligents, des énergies renouvelables et des transports publics.

Nous souhaitons remettre notre planète au cœur de nos préoccupations.

Citoyens sans frontières

« On ne peut pas accueillir tout la misère du monde ! » Une ritournelle tellement entendue qu’on en oublie de dire que ce que nous accueillons, c’est aussi sa richesse ! Ce ne sont pas les migrants mais la situation d’irrégularité dans laquelle ils sont enfermés qui favorise le dumping social. C’est pourquoi la régularisation des sans-papiers, la scolarisation et la non-discrimination face à l’emploi sont des enjeux fondamentaux pour toute la société. Cessons d’avoir peur de nous-mêmes ! Cessons de nous cacher derrière des murs assassins !

Nous souhaitons accueillir pleinement les migrants dans nos sociétés, tout en luttant contre toutes les causes de migrations forcées, dont une partie trouve son origine dans les pratiques de nos propres pays.

Osons la démocratie !

« Il n’y a pas d’alternative aux politiques actuelles. » La démocratie se limite-t-elle à élire des dirigeants tous les cinq ans pour constater que les politiques qu’ils mettent en œuvre varient de tonalité plutôt que d’orientation ? Avec des mesures telles que le Traité budgétaire européen, nos dirigeants se sont enfermés dans un carcan qui nous pousse vers l’abîme. Avec le projet de Traité transatlantique, ils risquent bien de fermer définitivement la porte aux alternatives. Nous disons non ! La démocratie nécessite le débat, dans la Cité et dans l’Entreprise. Elle a aussi besoin de créativité. Créons les conditions de ce débat, en mettant en place des espaces où les citoyens peuvent réellement discuter des orientations qui sont prises, en renforçant le dialogue social. Un cap doit être donné : créer une économie au service des citoyens, assurer la justice sociale et respecter les limites de la planète. A l’intérieur de ce cap, bien d’autres choses sont possibles.

Nous souhaitons sortir de la pensée unique et remettre la créativité et le débat au cœur de nos démocraties.

Développons la solidarité internationale !

À force de vouloir préserver son îlot de richesse au milieu d’un océan de pauvreté, à force d’avoir peur de son avenir, notre Europe n’est elle-pas en train de se couper du monde ? Cessons de nous recroqueviller sur nous-mêmes ! Posons-nous, dans chacune de nos décisions, la question de son impact sur ceux qui nous entourent, de près mais aussi de loin !

Assurons la solidarité internationale et mettons enfin en œuvre notre engagement à consacrer 0,7% de nos revenus aux pays en développement ! Mettons fin aux politiques commerciales qui détruisent nos emplois pour les remplacer par des travailleurs (et la plupart du temps des travailleuses…) aux conditions de vie indigne. Harmonisons par le haut les systèmes sociaux en Europe et créons les conditions d’une protection sociale universelle !

Nous souhaitons remettre la solidarité au cœur de nos politiques internationales, plutôt que les intérêts des quelques multinationales.

Garantissons nos droits et libertés fondamentaux !

Nous tenons à notre sécurité, mais celle-ci est trop souvent prétexte à des atteintes à nos libertés et droits fondamentaux. Nous voulons assurer les conditions de leur exercice effectif. Ces conditions sont avant tout politiques, économiques et sociales. Mais la garantie de nos droits et libertés repose aussi sur l’existence d’un appareil judiciaire indépendant – libre de toute pression -, efficace – délais raisonnables, décisions exécutées -, disposant de moyens suffisants et accessible à chacun et chacune. Elle doit s’appuyer sur une politique répressive qui traite avec la même sévérité la délinquance financière et les autres crimes et délits. Elle exige enfin une politique pénitentiaire respectueuse de la dignité humaine et orientée prioritairement vers la réinsertion sociale.

Nous souhaitons un système judiciaire indépendant et impartial, garant de nos droits et libertés fondamentaux.